OPINION. « Ultra-transformation : le bio ne protège pas de tout mais il protège l’essentiel »
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Aliments transformés.
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Aliments transformés.
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Chaque année, il représente près de 19 milliards d’euros pour la collectivité, dont 12,3 milliards de dépenses de santé liées aux maladies associées à l’alimentation et aux pratiques agricoles. Les études sont convergentes : entre obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers, beaucoup de pathologies progressent et pèsent lourdement sur notre système de soins (1). L’ultra-transformation en constitue l’un des facteurs, et pourtant, ses pratiques restent peu encadrées. Le bio, lui, apporte déjà des réponses opérationnelles.
Transformer des aliments, ce n'est pas forcément les rendre délétères. Cuire, fermenter, moudre ou presser, c’est rendre les aliments comestibles, garantir leur sécurité sanitaire et assurer leur conservation. Ce qui pose problème, c'est la dérive : quand s'accumulent additifs, arômes de synthèse, texturants et procédés intensifs tels que l'extraction à l’hexane ou l’irradiation des aliments, l'aliment perd sa qualité. La filière bio a construit son cadre à rebours de cette logique : préserver la naturalité des produits.
En bio, la réglementation autorise six fois moins d'additifs et neuf fois moins d'auxiliaires technologiques, ces substances ajoutées en cours de fabrication supposées disparaître du produit fini. Quant aux colorants et arômes de synthèse, OGM, solvants pétrochimiques : ils sont tous strictement interdits, à l’instar des pesticides chimiques de synthèse.
Le bio ne protège pas de tout, mais une chose est certaine : il protège l'essentiel. Des études le montrent, la consommation régulière d'aliments bio est associée à une réduction des risques d'obésité, de diabète de type 2 et de certains cancers (2). Le label AB est aujourd'hui le référentiel le plus abouti pour limiter structurellement les dérives de l’ultra-transformation, et un levier de prévention massivement sous-investi au regard des coûts qu'il permet d'éviter (3).
À nos pairs de la filière agroalimentaire, d'abord : rejoignez le mouvement. Améliorons collectivement nos pratiques, réduisons les marqueurs d'ultra-transformation, faisons de la naturalité une exigence partagée. Aux pouvoirs publics, ensuite : intégrez le bio dans les politiques de santé publique. Soutenez la consommation de produits biologiques. Là où l'État finance aujourd'hui la réparation, le modèle bio permet d'agir à la source. L'enjeu est de construire les conditions d'une alimentation de qualité, accessible à tous.
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(1) LE BASIC/Secours Catholique, 2024 https://www.secours-catholique.org/m-informer/publications/linjuste-prix-de-notre-alimentation
(2) Étude NutriNet-Santé / BioNutriNet (INRAE/INSERM, octobre 2018) : publiée dans JAMA Internal Medicine (DOI : 10.1001/jamainternmed.2018.4357). Menée sur 68 946 participants, elle montre que les grands consommateurs de bio ont un risque de cancer réduit de 25 %, avec des réductions particulièrement marquées pour les lymphomes (- 76 %) et les cancers du sein post ménopause (- 34 %). Elle établit aussi une baisse de 31 % des risques d'obésité.
(3) Institut de l'agriculture et de l'alimentation biologiques (ITAB), « Quantification des externalités de l'Agriculture Biologique » 2024
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(*) Les signataires :
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