Alban Lenoir, acteur : « J'aimerais jouer dans des comédies romantiques »
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Alban Lenoir dans "Lucky Luke".
LTD/Disney
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Alban Lenoir dans "Lucky Luke".
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Soudain, dans la suite du palace parisien où se déroule la rencontre, Alban Lenoir s’interrompt et fait une digression. « Tu ne le vois peut-être pas, mais je ne suis pas du tout à l’aise en interview. J’ai tout le temps peur de faire une faute de français ou d’employer un terme inexact. » Le syndrome de l’imposteur ? En plein dans le mille, acquiesce l’intéressé.
Côté pile, un acteur au gabarit d’acier à qui tout réussit : tête d’affiche de la série Lucky Luke – disponible sur la plateforme Disney+ –, plébiscité au cinéma par de prestigieux réalisateurs, comme Jean-Pierre Jeunet pour le film Changer l’eau des fleurs qui sortira à la fin de l’année. Avec, en bonus, une notoriété dans le monde entier grâce au carton sur Netflix de ses films bourrés de testostérone (la saga Balle perdue).
Côté face, un homme de 45 ans qui peine à masquer sa timidité et ne parvient toujours pas à croire que son rêve de môme s’est réalisé. Flash-back. Dans le Dijon des années 1980, Alban Lenoir tombe un soir à la télé sur Bloodsport – tous les coups sont permis. « J’avais 9 ans, c’est là que je me suis dit : “Plus tard, je veux être Jean-Claude Van Damme !” » Illico, il se met aux arts martiaux, de manière un brin obsessionnelle.
« Judo, karaté, krav maga, viet vo dao, jujitsu, MMA, j’ai tout fait ! Jusqu’à mes 20 ans, j’ai énormément traîné dans les dojos. » Avec ses potes du collège, ils s’essaient également à des courts-métrages filmés au caméscope. Pas franchement du cinéma d’auteur. « Des trucs de baston, se marre Alban Lenoir. En parallèle, c’était la cata à l’école. J’ai zéro diplôme. Même en filière pro, ils n’ont pas voulu de moi. »