• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « IA et vidéosurveillance urbaine : cessons de nous raconter des histoires », par Claude Tarlet, expert en sécurité

Par Claude Tarlet, fondateur et ancien président de la fédération France Securite privée, membre du Think Thank Initiative Securité intérieure (ISI)

Publié le 17 juillet 2026 à 16:04

Si elle est bien encadrée, la technologie, comme l'intelligence artificielle, est une service de bien commun, selon l'expert en sécurité Claude Tarlet.

Si elle est bien encadrée, la technologie, comme l'intelligence artificielle, est une service de bien commun, selon l'expert en sécurité Claude Tarlet.

LTD/DR

La Tribune Dimanche

N145 ● 12 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Suite au prolongement de l'expérimentation de la vidéo surveillance algorithmique jusqu'en 2030, l'expert en sécurité Claude Tarlet plaide pour une « doctrine nationale claire, pérenne et assumée » en matière d'intelligence artificielle appliquée à la vidéo urbaine.

Alors que l’Assemblée nationale vient de voter la prolongation de l’expérimentation de la vidéo surveillance algorithmique (VSA) jusqu’à 2030, et alors que la délinquance, elle, se modernise et s’adapte aux outils technologies traditionnels, il y a quelque chose de révélateur dans la manière dont la France parle de l’intelligence artificielle appliquée à la vidéo urbaine. On en parle beaucoup, mais on la déploie peu. Et quand on déploie, on s’excuserait presque.

Ce paradoxe dit quelque chose sur nos blocages collectifs, notre rapport hypocrite à la sécurité, à la technologie, et à la souveraineté. En 2027, alors que nos voisins européens avancent, que les États-Unis industrialisent et que la Chine a depuis longtemps tranché le débat à sa manière, la France continue de tenir le volant en regardant dans le rétroviseur.

A LIRE AUSSI

Algérie : la surveillance urbaine à l’ère des technologies chinoises et russes

La vidéoprotection intelligente est une réalité opérationnelle : détection comportementale, analyse de flux, reconnaissance de situations anormales, corrélation multi-capteurs en temps réel,… Les algorithmes modernes offrent aux opérateurs de centres de supervision urbaine (CSU) une capacité d’anticipation et de réaction que les systèmes classiques n’ont jamais pu atteindre.

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 l’ont démontré, dans un cadre expérimental encadré par la loi du 19 mai 2023 : la vidéosurveillance algorithmique détecte, alerte et aide à décider. Les retours d’expérience des forces de l’ordre et des opérateurs privés déployés sur les sites olympiques sont sans ambiguïté.

Et pourtant, au lendemain des Jeux, la France n’a pas franchi le pas d’une doctrine nationale claire, pérenne et assumée. Nous expérimentons sous contrainte législative temporaire, en attendant. Mais en attendant quoi exactement ?

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Grille de lecture binaire

Le premier blocage est culturel. La France entretient une méfiance structurelle envers toute forme de surveillance héritée d’une histoire où l’État omniscient a souvent rimé avec arbitraire. Cette vigilance est légitime, en revanche elle devient paralysante quand elle empêche toute évolution raisonnée du cadre légal et opérationnel.

Le deuxième blocage est politique. La vidéosurveillance est devenue un marqueur idéologique. Être pour, c’est être sécuritaire. Être contre, c’est défendre les libertés. Cette grille de lecture binaire est intellectuellement paresseuse et politiquement stérile en empêchant la construction d’un consensus républicain autour d’une doctrine d’emploi équilibrée et proportionnée.

Le troisième blocage est institutionnel. La fragmentation des acteurs (État, collectivités, opérateurs privés, CNIL, Parlement, autorités judiciaires, etc.) produit une cacophonie normative qui décourage les investissements et entretient une insécurité juridique chronique pour les professionnels du secteur. Combien de projets pertinents ont été abandonnés parce que personne ne savait sur quel pied danser ?

A LIRE AUSSI

IA à haut risque : le grand flou de la réglementation européenne

Le quatrième blocage est industriel. La France ne dispose pas d’acteurs nationaux capables de rivaliser à armes égales avec les géants asiatiques ou les champions américains sur le marché des solutions de vidéosurveillance intelligente.

Nous sommes preneurs de technologies que nous n’avons pas conçues, dont nous ne maîtrisons pas toujours les algorithmes, et dont nous ignorons parfois les dépendances. C’est un problème de souveraineté, un risque pour celle-ci, et un problème économique et stratégique que la filière ne peut plus ignorer.

La France doit se doter d’un cadre national d’emploi de la VSA en milieu urbain : clair, évalué, assorti de garanties réelles en matière de contrôle démocratique et de protection des données. Pas une énième loi d’exception mais une doctrine de droit commun construite avec les professionnels, les élus, les juristes et, pourquoi pas, les citoyens.

Alertes algorithmiques 

La deuxième urgence est industrielle. Il faut investir massivement dans une filière française de l’IA sécuritaire. Cela passe par des commandes publiques orientées vers des solutions souveraines, par le soutien à la recherche et au développement des acteurs français, et par une politique de labellisation qui donne aux acheteurs publics les moyens de choisir en connaissance de cause. La sécurité ne peut plus être un secteur où nous acceptons de dépendre de l’étranger.

La troisième urgence est opérationnelle. Les CSU doivent monter en compétence. Les opérateurs doivent être formés à travailler avec des outils d’IA, à en comprendre les limites, à exercer leur jugement face aux alertes algorithmiques. L’IA n’est pas là pour remplacer l’humain mais pour l’augmenter. Et cet humain doit être formé, encadré et valorisé. Ce qui n’est pas encore le cas dans la majorité des dispositifs existants.

Je suis de ceux qui croient que la sécurité est une condition de la liberté. De ceux qui pensent que la technologie bien encadrée est un outil au service du bien commun. Et de ceux qui estiment que la France, avec son histoire, ses valeurs et son génie propre, est capable de construire un modèle de vidéosurveillance intelligente efficace, éthique et souverain.

A LIRE AUSSI

JO 2024 : le parfait « terrain de jeu » pour la vidéosurveillance de masse adossée à l'IA

Mais cela exige du courage politique, d’assumer que protéger les citoyens dans leurs espaces publics, de faire confiance aux professionnels de la sécurité qui assurent la continuité de la vie urbaine sans que personne ne leur en soit vraiment reconnaissant.

En 2026, nos villes sont plus complexes, denses et exposées, et les menaces évoluent. Les technologies existent. Ce qui manque, c’est la volonté. Il est temps.

Par Claude Tarlet, fondateur et ancien président de la fédération France Securite privée, membre du Think Thank Initiative Securité intérieure (ISI)

Sur le même sujet

L'équipe CMA CGM annonce une réorganisation de sa direction sportive : Luke Rowe deviendra directeur de la compétition le 1er janvier 2027, aux côtés de Romain Bardet, nommé manager sportif.
Sports

Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas
Premium

32 % de sondés considèrent l'environnement comme un de leurs trois principaux thèmes d'inquiétude.
Politique

BAROMÈTRE. Après les canicules, l'environnement se hisse parmi les principales inquiétudes des Français

Thomas Dutronc sera à l'affiche de Jazz in Marciac, festival qui a lieu du 20 juillet au 5 août 2026.
Musique

Thomas Dutronc : « Je suis en train d’organiser un spectacle-hommage ainsi qu’un magnifique documentaire sur ma mère »
Premium

Jean-Éric Valli, président des Indés Radios.
Opinions

OPINION. « La radio reste la première scène des artistes, à condition qu’on la laisse libre », par Jean-Éric Valli, président des Indés Radios

L'abricot du Roussillon, ingrédient parfait pour réaliser une Eton Mess aux abricots, au miel et aux pistaches.
Gastronomie & Sorties

Eton Mess aux abricots, au miel et aux pistaches. La recette de l'été d'Anne Etorre

Julien Brun, directeur général de Betclic.
Opinions

OPINION. « Réguler pour protéger, innover et durer », par Julien Brun, directeur général de Betclic

Alain Di Crescenzo, président de CCI France.
Opinions

OPINION. « Incendies, inondations : face aux risques climatiques, l’appel des chambres de commerce et d’industrie », par Alain Di Crescenzo, président de CCI France

Laurent Fary, directeur des affaires publiques de l'agence Mantu
Opinions

OPINION. « Crise d’incarnation : en 2027, démentir la prophétie de Clémenceau », par Laurent Fary, directeur des affaires publiques de l'agence Mantu