ENTRETIEN — L’actrice Laure Calamy retrouve Vincent Macaigne dans une comédie « feel good » qui l’emmène faire son examen de conscience amoureuse au Vatican… Rencontre au tempo allegro.Sur une péniche au cœur de Paris – le café-théâtre La Nouvelle Seine, au pied de Notre-Dame –, Laure Calamy se plie, volontaire mais pas si docile, au jeu de la promotion. Suivie à la trace par une petite armada de circonstance – maquilleur, coiffeur, attachée de presse, etc. –, elle apparaît bichonnée et pomponnée comme il se doit. Aimablement contrôlée et sans cesse rappelée à un agenda minuté, la comédienne ne se montre pas non plus lointaine.
Sourire contagieux, regard bleu à ciel ouvert, elle engage la conversation dans un mélange de sérieux et de décontraction. Sans crier gare, elle ponctue ses réponses de ses fameux éclats de rire, mais aussi de silences concentrés à chercher le mot juste. Ouvertement secrète ou évasive au sujet de ses projets et de ses ultimes tournages – Dix pour cent – Le film, avec Camille Cottin et Nicolas Maury, attendu pour la fin de l’année. Mais aussi Le Cabinet du docteur Albertini, comédie policière d’Emmanuel Mouret où on la découvrira en couple avec Valeria Bruni Tedeschi –, elle le dit sans vergogne : « On est là pour parler du film de Fabien [Gorgeart], non ? » Sans doute.
Toutefois, de bon cœur, elle évoque en toute simplicité son art du jeu, des souvenirs, la pression de la popularité… Ainsi que ses inquiétudes en politique, quand bien même, avant de répondre avec précision, elle nous fixe de ses grands yeux comme pour dire : « Êtes-vous sûr de vouloir parler de ça ? »