Après une longue absence, Nicolas Demorand reprend l'antenne et lance un podcast sur sa bipolarité
Le journaliste de France Inter lance le podcast « Si besoin » ce lundi, avant d’animer une nouvelle émission à la rentrée. La directrice de la station, Céline Pigalle, en détaille les contours.
Après sept mois d’absence, il est enfin de retour. Ce lundi 15 juin, Nicolas Demorand lancera « Si besoin »*, un podcast en six épisodes dans lequel il évoque sa bipolarité. Une maladie dévoilée dans son livre choc Intérieur nuit (Les Arènes), sorti en mars 2025. « Depuis mon arrivée en mars à France Inter, j’ai beaucoup échangé avec Nicolas afin que ce retour soit le plus serein possible, explique la directrice de la station, Céline Pigalle. On s’est dit qu’il fallait parler de la dureté de l’hiver qu’il a traversé [avec une hospitalisation en psychiatrie à Sainte-Anne]. Le titre du podcast renvoie aux médicaments qu’il est possible de prendre “si besoin”, mais aussi à ce matériau audio qui sera désormais une aide précieuse pour tous ceux qui pourraient en avoir la nécessité. »
Une première étape avant un retour à l’antenne à la rentrée, le week-end entre 9 heures et 10 heures, indique Céline Pigalle, confirmant une information du Parisien et de Télérama. « L’émission s’appellera “Recto-Verso“. Le samedi, dans “Recto “, il reviendra sur la semaine qui s’est écoulée, avec une remise en perspective de l’actualité. Le dimanche, dans “Verso “, Nicolas nous projettera sur celle à venir. Après avoir été dans le “TGV de l’actualité”, donnant près de dix ans de sa vie à la Matinale, c’est un nouveau départ pour lui, avec un format qui lui ressemble et dans lequel il apportera toute sa maturité et sa profondeur. »
En conséquence, la Matinale continuera d’être portée par le même tandem que cette saison : Florence Paracuellos dans le rôle de la « grande patronne à qui Nicolas Demorand passe le relais », souligne Céline Pigalle, et Benjamin Duhamel dans celui du « grand intervieweur » : « Il faut mesurer l’exploit qu’ils ont réalisé. Le contexte était difficile pour eux, avec le départ de Léa Salamé puis celui de Nicolas Demorand en octobre. Malgré cela, leur duo s’est imposé comme une évidence, avec beaucoup de fluidité et une très belle entente. L’an prochain, il y aura également toujours à leurs côtés Sonia Devillers, qui continuera son rendez-vous entre 9 heures et 10 heures. » En revanche, à 7 h 57, fin de partie pour Bertrand Chameroy, qui assurait depuis le début de la saison la chronique humoristique. « Ce rendez-vous va demeurer, avec de l’humour et de l’humeur, indique Céline Pigalle, mais le choix de son ou sa remplaçante n’est pas encore arrêté. »
Si la Matinale ne connaîtra pas de bouleversement en semaine, du changement est cependant à prévoir pour celle du week-end, qui ne sera plus animée par Ali Baddou et Marion L’Hour. « Nous sommes en quête d’un nouveau binôme, sur le même modèle que celui de la Matinale semaine: un ou une “patronne” et un ou une “intervieweuse”, pour avoir une cohérence éditoriale entre la semaine et le week-end. » Des discussions sont en cours concernant la place qu’occupera Marion L’Hour dans la grille la saison prochaine tandis qu’Ali Baddou est déjà fixé sur son sort. Le journaliste sera aux commandes d’un nouveau 18/20 du vendredi au dimanche.
Nous espérons également qu’à l’avenir le RN répondra plus souvent favorablement à nos invitations.
« Même si la temporalité du week-end n’est pas exactement la même, on souhaite là aussi plus de continuité entre les programmes tout au long de la semaine et avoir plus de direct le week-end. Ali sera en capacité de traiter les événements qui se produisent le week-end, qui seront très nombreux en cette année présidentielle, en proposant un rendez-vous qui ne sera pas qu’un moment d’actu. » Une saison au cours de laquelle France Inter sera sous haute surveillance en matière de temps de parole.
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Ce jeudi, la station publique – tout comme Franceinfo – a été mise en demeure par l’Arcom, qui pointe du doigt une sous-représentation du Rassemblement national sur ses antennes en journée entre janvier et fin mars. « Il y a eu un problème dans le suivi technique qui nous a empêchés de repérer le problème en temps réel, et il va être rectifié, justifie Céline Pigalle. Mais France Inter accorde la plus grande importance au pluralisme. Nous espérons également qu’à l’avenir le RN répondra plus souvent favorablement à nos invitations. » Selon nos informations, la station a d’ailleurs envoyé à l’Arcom des captures de SMS de dirigeants du RN déclinant des invitations de France Inter.
Enfin, du côté des divertissements, le dossier actuellement en haut de la pile de Céline Pigalle est celui du remplacement de Nagui, qui n’animera plus la case de 11 heures la saison prochaine : « J’aimerais beaucoup qu’on le retrouve ailleurs dans la grille à la rentrée, je fais actuellement tout pour le convaincre. » Pour lui succéder, Camille Combal – présent cet été dans la grille d’été avec un programme humoristique reprenant les codes d’un conseil municipal – aurait-il le bon profil ? « Chaque chose en son temps, botte en touche la dirigeante. Je l’ai rencontré pour la première fois cette semaine afin de parler de son programme de l’été. » Et de répondre dans la foulée aux critiques de ceux qui, en interne, ne le trouvent pas franchement « France Inter compatible » : « Il a un très grand talent, je n’ai aucun doute quant au fait qu’il a toute sa place parmi nous. »