ENTRETIEN – Figure incontournable du petit écran, la journaliste a construit un parcours singulier entre sport, divertissement et information. Elle revient sur ses origines, son ascension et les valeurs qui la guident.Elle occupe une place unique dans le paysage audiovisuel français, ayant imposé sa crédibilité dans trois univers que tout oppose habituellement : le sport, le divertissement et l’information. Des bords de terrain à 50’ Inside, de Stars à domicile au 13 Heures de TF1, la Béarnaise de 43 ans a construit un parcours que rien ne semblait annoncer. Petite-fille d’agriculteurs, elle découvre adolescente le rugby devant la demi-finale de Coupe du monde remportée par la France face aux All Blacks en 1999. Plus que le jeu lui-même, elle y trouve un langage qui lui ressemble : le collectif, la solidarité et cette idée singulière d’accepter de souffrir pour permettre à l’autre d’avancer.
Recrutée dix ans plus tard par Canal+ pour raconter le ballon ovale, elle fera de cette proximité avec les autres sa marque de fabrique. En couple depuis plus de dix ans avec le musicien et producteur Maxime Nouchy dit Maxim Nucci ou Yodelice, père de sa fille, Isabelle Ithurburu a toujours tenu l’intime à distance des projecteurs. Une réserve qui contraste avec la confiance que les autres lui accordent.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Si l’on avait dit à la jeune Isabelle qu’elle présenterait un jour le JT de TF1, elle y aurait cru ?
ISABELLE ITHURBURU — Pas une seconde. À l’époque, la télévision était à des années-lumière de ma vie. Je suis issue d’une famille d’agriculteurs. Mes parents ont grandi à la ferme avant d’ouvrir une petite épicerie à Pau. Quand je repense à leur parcours, je vois surtout une immense réussite. Ils ont quitté l’école très jeunes mais ils ont construit quelque chose ensemble et l’ont fait vivre pendant plus de trente ans. J’ai toujours vu des gens qui travaillaient énormément et qui se battaient pour avancer.