Nouveau retraité, le quadruple vainqueur anglais ne voit aucun rival au Slovène, en quête d’un cinquième maillot jaune.Le 26 juillet, Christopher Froome sera peut-être le seul quadruple vainqueur du Tour de France. Cela voudrait dire que Tadej Pogacar a rejoint le club des « cinq » – Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. « À moins d’un incident ou d’une chute, je ne vois pas ce qui pourrait l’en empêcher », confie le Britannique, présent sur les routes du Tour quatre ans après une dernière participation frustrante (non partant avant la 18e étape). À 41 ans, Froome vient d’officialiser sa retraite sportive et son nouveau rôle d’ambassadeur pour le constructeur automobile tchèque Skoda.
De la saison en cours, il n’a pas raté grand-chose, surtout du premier semestre « absolument exceptionnel » de Pogacar, qui aurait même « franchi un cap supplémentaire » par rapport à l’an dernier. Un constat désespérant s’il arrivait aux oreilles de Jonas Vingegaard, relégué à 4’24’ au bout du dernier Tour. Le patron de l’armada UAE Team Emirates XRG a l’air « prêt, confiant, serein », énumère son voisin monégasque. Il était en tout cas détendu pendant la présentation des équipes, jeudi devant la Sagrada Família.
L’ennemi pourrait-il venir de l’intérieur, avec le phénomène Isaac Del Toro, vainqueur à 22 ans du Tour Auvergne-Rhône-Alpes ? « Le cyclisme moderne ne cesse de me surprendre, reconnaît Chris Froome, qui avait lui-même mis une forte pression, en 2012, à son leader chez Sky, Bradley Wiggins. Ce serait une excellente nouvelle pour le public, mais à l’heure actuelle je ne vois personne capable de se porter au niveau de Pogacar. » Ni Del Toro, donc, ni Seixas, ni Vingegaard.