Conference de presse de presentation du projet adopte par le parti socialiste a la suite du vote du 25 juin 2026, pour la presidentielle 2027 avec Chloe Ridel, Coordinatrice nationale du projet et Olivier Faure, Premier secretaire, le 30 juin 2026 a...
Le Premier secrétaire du parti socialiste exhorte la gauche démocratique à se réunir pour « atteindre le deuxième tour et porter le fer face aux héritiers de Vichy ».
L’extrême droite n’a pas conquis le pouvoir, mais déjà elle aimante une partie de la droite. Au Parlement européen les républicains ont allègrement voté avec Jordan Bardella le « règlement retour » qui permettra d’enfermer des familles migrantes dans des pays tiers comme le Rwanda. Le vote honteux a été accueilli par des hurlements de l’extrême droite aux Cros ((cris)) de « send them back ». Glaçant. Le patron de LR, Bruno Retailleau, est désormais favorable à un référendum sur l’immigration pour contourner la Constitution, il annonce la fin de l’aide médicale d’État et l’abrogation du droit du sol.
Plus rien ne sépare Bruno Retailleau d’Éric Ciotti, alors que rien ne distingue déjà plus ce dernier de Marine LePen. Le gouvernement macroniste lui-même s’apprête à avaliser mardi 7 juillet une proposition de loi sur « la présomption de légitime défense » pour les policiers, revendication de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.
Qui donc s’opposera frontalement au projet de l’extrême droite en 2027, si ce n’est la gauche ? Depuis des années je me bats pour rassembler la gauche démocratique et écologique, condition nécessaire quoique insuffisante pour atteindre le deuxième tour et porter le fer face aux héritiers de Vichy.
Nous avons travaillé pendant un an sur notre projet, en y associant des économistes, des chercheurs, des acteurs associatifs et syndicaux, des élus et des milliers de militants. Ce projet constitue un socle solide pour proposer une alternative aux Français face à la droite et l’extrême droite.
Demeure la question de l’incarnation. Au cours des derniers mois j’ai cherché inlassablement à trouver une formule qui permette de parvenir à une candidature commune. La division et la défaite sont des expériences connues. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’aveuglement est coupable.
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La Tribune Dimanche
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Le 9 juillet, lorsque les socialistes voteront à partir de deux options, sur la procédure conduisant à l’élection de leur candidat.e, il y aura de mon point de vue deux questions à se poser. La première : voulons-nous d’ores et déjà fermer la porte à toute candidature commune ?
Tous les socialistes ont plaidé pour un rassemblement ((ralliement)) de Ruffin à Glucksmann. Nous en connaissons la condition. Elle nous a été répétée – à l’oral et à l’écrit – par les intéressés : en l’absence de départage démocratique, ils ne se joindront pas à une candidature décidée par nous seuls. Ceux qui s’opposent à cette possibilité ont d’ores et déjà renoncé à toute candidature commune.
Dès lors, le 9 juillet, soit l’aventure pourra continuer avec les Verts, Debout, L’Après, Génération.s, soit elle risque de s’interrompre. Il serait désobligeant de penser que nous pourrons plier nos partenaires à notre décision en leur marchandant quelques circonscriptions.
Ensuite, indépendamment de cette première interrogation, la question est de savoir, à travers le choix d’une primaire socialiste – ouverte ou fermée –, à qui nous nous adressons dans cette présidentielle. Le choix d’un vote ouvert à 2 euros que je défends donne la possibilité à des centaines de milliers de nos concitoyens de s’approprier le choix d’un.e candidat.e. Il faut créer autour de cette candidature un véritable élan populaire, mobiliser une dynamique dont nous avons besoin pour nous placer au premier rang.
Cette primaire permettra de rassembler autour de réponses concrètes aux préoccupations qui traversent le pays : le pouvoir d’achat, la transition écologique, la réindustrialisation, les services publics, la sécurité et la justice sociale…
Inversement, considérer que la participation à ce choix passe par le paiement d’une cotisation militante est à contre-courant total d’un moment où une partie de nos concitoyens sont déjà à l’euro près. À qui voulons-nous nous adresser dans cette présidentielle ? Il faut sortir de ces logiques de congrès à répétition qui désespèrent les Français. Le temps est venu de mobiliser largement, de transcender les partis. Pour un militant, la récompense n’est pas de participer à un huis clos permanent, mais de donner une chance à la gauche sociale et écologique de gagner l’élection présidentielle !