Avec le « Notre-Dame », CMA CGM vise le deuxième rang mondial des armateurs d’ici à 2027
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Le «Notre Dame» a été inauguré le 2 juillet dernier en présence d'invités de prestige.
LTD/ALAIN JOCARD/AFP
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Le «Notre Dame» a été inauguré le 2 juillet dernier en présence d'invités de prestige.
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Le Havre a vibré, ce jeudi 2 juillet, au rythme du baptême du Notre-Dame, une cathédrale des mers de 400 mètres de long et 78 mètres de la quille au mât, inaugurée en présence de Brigitte Macron, de Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture et marraine du navire, du maire du Havre Édouard Philippe et du ministre des Transports Philippe Tabarot.
Ce géant aux dimensions vertigineuses est capable de transporter plus de 24.000 conteneurs de 20 pieds. Pour Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM (propriétaire de La Tribune Dimanche), l’enjeu dépasse la simple logistique : grâce à ces nouvelles capacités, le groupe vise le deuxième rang mondial des armateurs d’ici à 2027. Le Notre-Dame n’est que le premier d’une série de dix navires (des sister-ships), que l’armateur a décidé de placer sous pavillon français. Un investissement massif de 2,5 milliards d’euros pour la souveraineté du pays.
En optant pour le registre international français pour ses dix fleurons, Rodolphe Saadé envoie un signal politique et économique clair, au-delà d’une simple formalité administrative. « CMA CGM a décidé de placer dix nouveaux navires sous pavillon français dès l’an prochain, a-t-il déclaré lors des Assises de l’économie de la mer. Ils traduisent notre confiance dans la France maritime et ses talents. »
Cet arbitrage, effectué dans un contexte de tensions sur les routes maritimes mondiales, vise à renforcer la « flotte stratégique nationale » et la capacité d’approvisionnement du pays. Une vision partagée par le commandant du Notre-Dame, Nicolas Le Scornet. « c’est une marque forte d’engagement du groupe CMA CGM envers la souveraineté maritime française », affirme-t-il, rappelant que la France dispose du deuxième espace maritime mondial.