Il préfère qu’on l’appelle Miguel. Bien sûr, pour des millions de jeunes, il restera toujours Michou, de son surnom d’enfance, devenu l’un des plus gros phénomènes de YouTube en France. Mais à 24 ans, ce cadet d’une fratrie de dix enfants aspire aussi à montrer une autre facette de lui-même, plus intime.
Quand il vous accueille dans son bureau envahi de Crocs multicolores, de cartes Pokémon et de souvenirs accumulés depuis ses débuts sur la plateforme à 15 ans, on retrouve surtout un grand gamin resté fidèle à lui-même. Doux, poli et attentionné. Le grand public l’a découvert en 2021 dans Danse avec les stars, au fil de sa romance très médiatisée avec Elsa Bois. Mais il reste profondément « le fils du facteur ».
Son père, ancien directeur de La Poste, a rencontré sa mère alors qu’il était… son facteur. Une histoire simple, populaire, qui raconte aussi quelque chose de Miguel Mattioli. Lui qui rêvait de devenir footballeur professionnel vivra finalement la Coupe du monde autrement : cet été, M6 l’envoie outre-Atlantique pour faire vivre les matchs au plus près des supporters, en direct sur les réseaux sociaux. De quoi lui faire oublier ses déboires de restaurateur débutant avec sa chaîne de fast-foods Mealy, dont l’un des établissements franchisés a dû fermer. Alors, allons droit au but…
LA TRIBUNE DIMANCHE — Votre présence en tant que créateur de contenus pour couvrir la Coupe du monde de foot ne fait pas l’unanimité. Vous n’êtes ni journaliste sportif, ni consultant, ni ancien footballeur professionnel. Qu’allez-vous apporter ?
MIGUEL MATTIOLI — Mon rôle n’est pas de faire de l’analyse tactique mais d’apporter un regard plus spontané. Certains événements peuvent sembler « normaux » pour des journalistes sportifs alors que pour moi ils resteront gravés à jamais. Je veux transmettre l’ambiance, les coulisses, les supporters, tout ce qu’un passionné rêverait de vivre s’il était sur place.