Isabelle Huppert : « Je me sens libre »
Propos recueillis par Armelle Héliot
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Isabelle Huppert
© Driu Crilly & Tiago Martel
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Isabelle Huppert
© Driu Crilly & Tiago Martel
C'est en amont des premières représentations de Bérénice que nous avons rencontré Isabelle Huppert, au Théâtre de la Ville, à l'issue d'une répétition avec le metteur en scène Romeo Castellucci et le compositeur américain Scott Gibbons, qui collabore depuis 1998 aux réalisations de l'artiste italien. La création aura lieu le 23 février dans le cadre de la saison de la Cité européenne du théâtre - Domaine d'O. à Montpellier. Avant Paris en mars, et une tournée internationale.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Comment s'est nouée la rencontre avec Romeo Castellucci ?
ISABELLE HUPPERT - Je connais son travail, bien sûr, et j'ai une profonde admiration pour ses créations. Paradoxalement, j'ai vu plus de mises en scène lyriques de Romeo Castellucci, à Paris comme à Aix, notamment, que de mises en scène théâtrales. Si cette distinction peut avoir un sens, avec lui... Romeo Castellucci a déjà été à l'affiche du Printemps des comédiens. Jean Varela, le directeur, et Eric Bart, ont été les médiateurs... Je n'aurais jamais imaginé travailler avec Romeo Castellucci, croisé autrefois au Théâtre de Vidy, du temps de René Gonzalez.
Avez-vous déjà interprété des tragédies classiques françaises ?
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Dans le spectacle de Krzysztof Warlikowski Phèdre(s), il y avait, à la fin, un fragment de Racine, un des derniers monologues. Mais à part ça, je n'ai autrement jamais étudié ou joué les tragédies classiques françaises. Aux tout débuts de mon apprentissage, à Versailles avec Émile Dars, pas plus qu'ensuite, au Conservatoire, je n'ai abordé ce répertoire ni même travaillé les vers. Molière, Marivaux, des textes contemporains, oui... Racine, non ! Curieusement, je n'ai pas vu beaucoup de tragédies. Enfant, à la Comédie-Française, sans doute. Plus tard, je n'ai pas vu la mise en scène de Bérénice par Klaus Michael Grüber, la plus mythique de toutes ; plus récemment, j'ai vu la belle Andromaque de Stéphane Braunschweig à l'Odéon.
À ce stade du travail, voyez-vous ce que sera la représentation ?
Propos recueillis par Armelle Héliot