Van Cleef & Arpels, Chopard, Rolex... Quand l'horlogerie mise sur le retour des designs d'origine

Découvrez notre sélection de montres.
LTD / Tudor

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Enfin ! Après une période de folie des grandeurs, cette année marque le grand retour des proportions d’origine : Cartier Tank, Rolex Oyster Perpetual, Jaeger-LeCoultre Reverso, Audemars Piguet Royal Oak… beaucoup proposent ainsi des montres au plus près du trait de départ.
Un peu comme si votre Porsche 911 retrouvait aujourd’hui des dimensions voisines de celle de son modèle d’origine de 1963 (en 60 ans, environ 50 cm de différence en longueur et 25 en largeur). Car en horlogerie comme en automobile, le fait d’assurer des performances dans une taille contenue a longtemps été le signe d’un vrai savoir-faire. Le strict nécessaire : le principe prévalait depuis les années 1930.
Mais au début des années 2000, l’industrie, en pleine explosion, a soudain voulu devenir spectaculaire. Croissance folle oblige, les marques de montre hypertrophient la taille de leurs boîtes à chaque édition. « D’un côté, certaines marques proposaient de nouvelles complications telles qu’elles ne pouvaient pas tenir dans des boîtiers de moins de 45 mm, décrypte Laurent Picciotto, fondateur du magasin parisien Chronopassion. De l’autre, de simples opportunistes ont voulu embrasser un mouvement en grossissant la taille de leur proposition sans justification technique particulière. » Résultat, moult montres aux dessins originaux plutôt contenus vont donner l’impression d’avoir été gonflées à l’hélium.
Mais en horlogerie comme ailleurs, les modes évoluent. Lentement mais sûrement. Ainsi assiste-t-on désormais à une diminution progressive mais drastique de la taille des modèles. « C’est sans doute une des conséquences de la poussée inexorable du vintage, explique Christian Selmoni, directeur du patrimoine de Vacheron Constantin. Lorsque la nouvelle génération s’est penchée sur les montres des années 1960-1970-1980, elles ont découvert que le chic de l’époque tournait non pas autour de 45 mm de diamètre mais de 35 mm et en dessous. Les marques observent toujours ce qui se passe sur le marché de la seconde main : un bon indicateur des tendances. »
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De fait, en sillonnant les allées du salon Watches and Wonders, on pourrait presque penser que les horlogers viennent de redécouvrir leurs archives. « La jeune génération s’est jetée sur le vintage faute de moyen au départ, complète Jean-Philippe Tarot, fondateur du site de référence Montres-de-luxe.com. Sur les poignets, on a vu donc fleurir de petites montres un peu partout. Ce qui était une contrainte économique est devenu une façon de se distinguer. On s’habille en oversize mais, s’agissant de montre, on fait dans le XS ! »
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Les manufactures ont donc repris les proportions initiales de leurs précédentes collections pour plaire à ce nouveau public. À un détail près : « certains calibres de l’époque se sont révélés particulièrement fragiles, nuance Christian Selmoni. En adaptant des mouvements modernes, il faut parfois faire une petite entorse. Idem pour garantir l’étanchéité. Aujourd’hui, personne n’accepterait une montre qui se nimberait de buée au premier saut dans la piscine… » Un peu comme si votre nouvelle 911, revenues aux proportions d’hier, se devait d’embarquer avec elle un moteur hybride. Même dans le retour aux origines, il y a toujours un mouvement.
Van Cleef & Arpels Midnight Jour Nuit

Dès 1929, VC&A imaginait une montre à phases de Lune. Une poésie des cieux qui n’a jamais quitté la maison et se traduit cette année par cette Midnight reproduisant le cycle lunaire de la plus belle des façons. Le verre de Murano qui compose son cadran passe un mois à refroidir dans un moule à l’abri de l’oxygène pour délivrer cette nuance lunaire !
👛 Prix sur demande.
Patek Philippe Nautilus

Jubilé de prestige avec les 50 ans de la fameuse Nautilus dessinée par le regretté Gérald Genta. Conforme à l’esprit d’origine, une 38 mm en platine ref 5610/1P-001, dotée d’un diamant à 9 heures (la signature du platine de la maison) a fait tourner bien des têtes.
👛 Comptez autour de 90.000 euros.
Bulgari Octo Finissimo 37

Depuis 2014, Bulgari affûte ses boîtes pour produire les montres les plus fines du monde. Mais pour cela, il faut pouvoir étaler ses composants, ce qui élargit forcément le diamètre. Tour de force cette année pour garder l’idée dans un diamètre de 37 mm.
👛 17.800 euros.
Cartier Roadster

Lancée en 2002 puis progressivement abandonnée, cette montre d’inspiration automobile fait son grand retour. Son remontoir en forme de feux arrière d’américaine des années 1950 revenant sur le cadran est resté célèbre.
👛 À votre poignet pour un peu plus de 9 000 euros.
Rolex Oyster Perpetual 34 mm Everose

Cent ans après son invention, l’Oyster Perpetual, qui ancra Rolex dans la légende des montres étanches, fait son grand retour dans une version Everose 18 ct, dans un format conforme à l’esprit de la lettre. Elle est ornée de trois index en dumortiérite.
👛 31.750 euros.
Tudor Monarch

Fondée il y a tout juste cent ans par Hans Wilsdorf, la Monarch, avec son subtil cadran parchemin, agit comme une capsule spatio-temporelle. Notez les index, mi-romains mi-arabes, dits « error proof ».
👛 Raisonnable à 5 400 euros.
Audemars Piguet Royal Oak Chronograph

Hommage à la fameuse version d’origine, dite « Kasparov ». Elle fut portée par le joueur d’échecs qui, plus tard, en assura la promotion. 38 mm : ce nouveau mouvement manufacture est délicieusement ouvragé. Assurément l’un des coups de cœur du salon.
👛 37.500 euros environ.
Chopard L.U.C 1860

Lorsque Chopard remet L.U.C sur des rails. La première montre sortie ressemblait comme deux aiguilles à celle-ci ! 36,5 mm d’or, un bleu inspiré par la rivière attenante à la manufacture, un charme qui opère.
👛 Prix sur demande.
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