L’horlogerie à 300 à l’heure
Nicolas Salomon
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Lewis Hamilton porte une Richard Mille, marque associée à la Scuderia Ferrari depuis 2021.
LTD/Richard Mille ; Scudera Ferrar
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Lewis Hamilton porte une Richard Mille, marque associée à la Scuderia Ferrari depuis 2021.
LTD/Richard Mille ; Scudera Ferrar
Le 20 janvier, Lewis Hamilton posait devant le siège historique de Ferrari, à Maranello, en costume bleu marine. Presque à la manière d'un empereur. Cette photo à la mise en scène léchée se veut symbolique : elle entérine l'arrivée du pilote anglais chez Ferrari pour la saison de formule 1 qui débute le mois prochain (lire page 22). Si l'on s'attarde sur les détails, il y a bien sûr cette légendaire F40 rouge, forcément rouge, en arrière-plan, les rayures tennis du costume de Hamilton, le manteau porté à la napolitaine.
Mais le plus signifiant se trouve peut-être à son poignet. Car après avoir arboré pendant dix ans des montres IWC, le partenaire historique de sa précédente écurie, Mercedes, Lewis Hamilton porte désormais une Richard Mille. Une maison qui s'est associée avec Ferrari en 2021, après avoir détrôné Hublot. Pourquoi ce qui ne devrait être qu'un classique mercato de sponsors prend-il une telle dimension en formule 1, scruté de près par les observateurs ? Parce que les liens entre formule 1 et horlogerie sont historiques, de plus en plus puissants, et prennent ces dernières années un tour stratégique.
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Ainsi, pour la première fois depuis sa création en 1929, le Grand Prix le plus célèbre du monde, celui de Monaco, va bientôt changer de nom ! Il sera désormais le « Tag Heuer Grand Prix de Monaco ». Du jamais-vu. Jusqu'à ce début d'année en effet, les partenariats horlogers portaient essentiellement sur le titre de chronométreur et la fourniture de montres aux pilotes de l'écurie. Mais le 6 janvier, après une décennie de chronométrage sous l'égide de Rolex, Tag Heuer annonce avoir raflé la mise.
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