Mika : « Ma mère restera à jamais la femme de ma vie »
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Mika revient avec un septième album, Hyperlove.
LTD/Alexandre Isard
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Mika revient avec un septième album, Hyperlove.
LTD/Alexandre Isard
Mika a 1 an lorsque sa famille quitte précipitamment le Liban en guerre pour trouver refuge à Paris. Le fracas des bombes appartient encore à l’inconscient, mais l’exil, lui, s’imprime déjà. En 1991, l’histoire se rejoue, plus violemment encore. Son père, en déplacement professionnel au Koweït, se retrouve pris dans l’invasion irakienne menée par Saddam Hussein. Huit mois retenu à l’ambassade américaine pendant la première guerre du Golfe. Huit mois sans donner de nouvelles. À son retour, quelque chose s’est brisé. Le père n’est plus tout à fait un père. Le socle familial se fissure.
Les huissiers emportent tout le contenu de l’appartement de l’appartement du XVIe arrondissement, sauf le piano de location, sur lequel Mika finit par composer la majorité de ses chansons. Paris se referme. La famille traverse la Manche pour s’installer à Londres. Avant la pop, avant la scène, avant la lumière, il y a cette traversée obscure : la peur, la perte, la chute. Et un enfant qui comprend très tôt qu’inventer des mondes sera peut-être la seule manière de rester debout. À 42 ans, Michael Holbrook Penniman Jr. présente Hyperlove, son septième album. L’âge du bilan, à mi-parcours d’une vie passée à transformer les failles en musique.
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LA TRIBUNE DIMANCHE — Dans cet album, vous quittez l’adolescence pour explorer davantage l’amour, la fragilité, la tendresse. Avez-vous l’impression d’avoir appris quelque chose de nouveau sur vous-même ?
MIKA — J’ai compris que préserver son esprit n’était pas gratuit. Ça se cultive, ça se provoque, ça demande une discipline. Une discipline au service de l’âme.