Sam Sauvage, L2B, Ino Casablanca... Qui sont les favoris des Victoires de la musique 2026 ?

Découvrez qui sont les favoris des Victoires de la musique 2026.
LTD/ Mathieu Génon - France Télévisions / Virginie Cherie / Hugo Lardenet / Toxine

Découvrez qui sont les favoris des Victoires de la musique 2026.
LTD/ Mathieu Génon - France Télévisions / Virginie Cherie / Hugo Lardenet / Toxine
Le 13 février, le gratin de la chanson française se retrouvera dans l’écrin de la Seine musicale, à Boulogne (Hauts-de-Seine), pour les Victoires de la musique, diffusées en direct sur France 2 et France Inter. Malgré des absences notables (Benjamin Biolay, Jean-Louis Aubert, Julien Clerc, Jeanne Cherhal, Zaz), cette nouvelle édition, qui sera présidée par Mika, offre un panorama fidèle de la production musicale de l’année. Parmi les catégories reines, la victoire de l’artiste masculin mettra en lice le rappeur-chanteur Disiz, le groupe rock Feu ! Chatterton, Orelsan et Pierre Garnier.
Également scrutée de près, la victoire de l’artiste féminine, avec la Québécoise Charlotte Cardin, Vanessa Paradis, Aya Nakamura (déjà sacrée en 2024) et Santa (album de l’année en 2025). Une chose est certaine, tous les regards se porteront sur Theodora, la sensation afropop de l’année écoulée et recordwoman des nominations, dans cinq catégories (album de l’année, révélation féminine, révélation scène, chanson originale, création audiovisuelle). La victoire de la révélation masculine s’annonce également serrée avec Sam Sauvage, les L2B et Ino Casablanca (lire ci-contre). Sans oublier une victoire d’honneur attribuée à Nana Mouskouri.
Après avoir conquis l’Olympia et le Zénith de Paris l’année dernière, le groupe rap L2B poursuit son irrésistible ascension avec deux concerts complets à l’Accor Arena (les 26 et 27 mars). Pour le trio originaire du quartier du Bois-l’Abbé, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), 2025 aura été l’année de la consécration avec le carton de leur triple album Nés pour briller (300.000 exemplaires écoulés).
Un titre qui n’a rien d’usurpé et résume bien le parcours de ces trois amis d’enfance – KLN, IDS et D2 – âgés de 22 ans, unis par la passion de la rime scandée et une détermination à toute épreuve. Dans le sillage d’un Tiakola, L2B livre un rap mélodieux nourri d’envolées soul et de prose hardcore. Trois voix, trois styles qui se mêlent, s’entrecroisent et se répondent harmonieusement au fil de textes bien sentis, entre chroniques sociales au ras du bitume, introspection et hymnes à la fraternité. Un trio né pour briller, et durer.
💿 Nés pour briller (Capitol/Universal).
« De Santiago à Bamako / J’atteins l’extase sans la pilule et je ne touche pas la coke », nous informe Ino Casablanca dans Extaz, titre phare d’Extasia, son nouvel EP sorti en octobre. À 25 ans, cet ex-étudiant en physique-chimie nous fait décoller avec pour seul dopant sa musique, qu’il qualifie d’« hyper millimétrée », et sa science de la fusion nourrie par son parcours nomade – il est né en Espagne de parents immigrés marocains et vit en France depuis ses 12 ans.
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Avec ce troisième EP, il déploie tout son talent pour façonner, depuis l’antre de son home studio, une sono mondiale dominée par les influences orientales (raï, chaabi, musique classique égyptienne), mais aussi caribéennes (kompa, zouk) et sud-américaines (reggaeton).
Armé de son flow faussement nonchalant et d’une plume incisive, celui qui se décrit comme un « jeune Rebeu fin, mais grand et vif, bien sur les appuis » raconte son quotidien, entre embrouilles sentimentales, blessures d’adolescence et constat social affûté. Un talent à suivre de près.
💿 Extasia (LCS Recordz). En tournée. Les 24 et 25 février à la Cigale (Paris).
Sam Sauvage, c’est un look de dandy chic (tignasse ébouriffée, costard et cravate noirs), une voix grave et lumineuse, une écriture subtile pour ausculter l’intime et le politique sans discours pompeux, mais avec un supplément d’âme et une humanité qui touche au cœur et aux tripes.
À 25 ans, cet enfant des Hauts-de-France s’est déjà illustré en première partie de Benjamin Biolay, Zaho de Sagazan ou des légendaires Sparks. Il vole désormais de ses propres ailes avec Mesdames, Messieurs !, un premier album emballant qui oscille entre pop synthétique eighties-nineties jamais datée et ballades piano-voix bouleversantes – Il pleut des femmes, sur le drame des féminicides.
Dans un autre registre, il célèbre l’apocalypse à venir sur un beat épileptique qui invite au lâcher-prise (La Fin du monde), se fait présentateur météo parodique pour alerter sur la crise climatique (Avis de tempête) et croque la condition humaine avec malice dans Les gens qui dansent (j’adore). Et quand il chante la complainte d’un SDF (Un cri dans le métro), c’est avec un pouvoir d’incarnation qui n’est pas sans évoquer un certain Jacques Brel.
💿 Mesdames, Messieurs ! (Cinq7).