Présidentielle en Guinée: quand la junte avance en terrain minier
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Une banderole représentant le président guinéen et candidat à la présidentielle, Mamady Doumbouya.
LTD/PATRICK MEINHARDT/AFP
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Une banderole représentant le président guinéen et candidat à la présidentielle, Mamady Doumbouya.
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Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Sans doute Mamadi Doumbouya avait-il médité ce vieil adage quand, dans la foulée de son coup d’État le 5 septembre 2021, il s’était engagé à ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Le général et président de la transition a changé d’avis. Il est bien candidat aujourd’hui à un premier septennat. Environ 6,8 millions d’électeurs sont appelés à participer au scrutin, sans suspense, puisque Doumbouya, qui fait face à huit concurrents, est assuré de l’emporter.
Le militaire a opté pour une campagne discrète. Deux brefs bains de foule, les 15 et 25 décembre, rien de plus. « Le vrai temps fort de la campagne, c’était le 11 novembre », glisse, sous couvert d’anonymat, un cadre de son équipe de campagne. Une allusion à l’inauguration de Simandou, un énorme projet de mine de fer avec ses 650 kilomètres de rails. De quelque 20 milliards de dollars, il implique, entre autres, les compagnies australienne et chinoise Rio Tinto et Baowu Steel. Les présidents gabonais, Brice Oligui Nguema, et rwandais, Paul Kagame, étaient aux côtés de Mamadi Doumbouya pour la cérémonie.
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Le Fonds monétaire international (FMI) estime la capacité de production du gisement à 100 millions de tonnes par an. La mise en exploitation devrait permettre à la Guinée d’atteindre une croissance de plus de 10 % en 2026. De la capitale Conakry aux villages reculés, «Simandou » s’affiche partout : sur les tee-shirts, les affiches, et jusqu’aux papiers administratifs.