L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal gracié et bientôt transféré en Allemagne

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a répondu favorablement à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier;
LTD/Photo par FRANCOIS GUILLOT/AFP

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a répondu favorablement à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier;
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L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie et au cœur d'une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a été gracié et va être transféré en Allemagne pour des soins médicaux. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement » à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, « concernant l'octroi d'une grâce en faveur de Boualem Sansal », a-t-on appris mercredi dans un communiqué officiel. Devant l'Assemblée, le premier ministre français Sébastien Lecornu a exprimé son « soulagement à l'annonce des autorités algériennes ».
« Cette demande a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », a ajouté la présidence algérienne, en précisant que « l'Etat allemand prendra en charge le transfert et le traitement » de Boualem Sansal.
Sa famille a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude pour la santé du romancier et essayiste de 81 ans, traité pour un cancer de la prostate. La France réclamait depuis des mois un « geste d'humanité » en sa faveur.
Le 1er juillet, la Cour d'appel d'Alger avait confirmé une peine de cinq ans de prison prononcée en première instance le 27 mars pour « atteinte à l'unité nationale » après des déclarations de l’écrivain en octobre 2024 au média français d'extrême droite Frontières, où il estimait que l'Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions de l'ouest algérien comme Oran et Mascara, appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.
Sansal avait renoncé à se pourvoir en Cassation, ce qui le rendait éligible à une grâce du président algérien.
« J'y ai toujours cru », a réagi à l’annonce de sa libération l'une de ses filles Sabeha Sansal. Ses avocats ont également réagi, se disant « heureux que l'humanité ait prévalu sur toute autre considération ».
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« Nous accueillons avec une profonde satisfaction la nouvelle de (sa) libération, après l'épreuve d'une trop longue détention. Nous avons toujours été convaincus que le sort de Boualem Sansal devait être dissocié des aléas diplomatiques », ont indiqué Me Pierre Cornut-Gentille et François Zimeray, qui « (saluent) le rôle de l'Allemagne dans ce dénouement ».
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