En Hongrie, Viktor Orbán est très loin du sommet
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Viktor Orban s'adresse à ses électeurs depuis le parlement Hongrois.
LTD/Ferenc ISZA/AFP
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Pour Viktor Orbán, le sommet Trump-Poutine annoncé à Budapest était l’occasion rêvée de valider sa stratégie de la « paix » entre la Russie et l’Ukraine. Il lui aurait aussi permis de narguer « Bruxelles » qualifiée de « va-t-en-guerre ». Et, surtout, sur le plan intérieur, de surfer sur cet événement à six mois d’élections législatives qui s’annoncent comme les plus difficiles depuis de longues années.
Fragilisé par la pire inflation de l’Union européenne et la concurrence de son rival Péter Magyar, qu’un récent sondage donne 18 points devant, le Premier ministre hongrois imaginait donc se relancer en jouant le Monsieur Loyal de la diplomatie mondiale. Raté. Le report sine die de la rencontre américano-russe contrarie les plans du dirigeant hongrois réputé proche du Kremlin, avocat du dialogue avec Moscou et adversaire obstiné de l’aide à l’Ukraine.
Dans les heures qui ont suivi l’annonce, Orbán a feint de ne pas être déçu, assurant que ce n’est que partie remise et qu’il se tenait prêt à accueillir la rencontre. Mais Péter Szijjártó, son ministre des Affaires étrangères, s’est montré nettement moins beau joueur, dénonçant une « tentative de sabotage » du sommet par « l’élite politique proguerre ». Un ton acrimonieux qui dit combien cette annulation coûte au pouvoir en place.
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À défaut de réunir les deux leaders mondiaux, Orbán a compté ses troupes jeudi à Budapest, lors d’une « marche pour la paix » organisée le jour de commémoration de l’insurrection antisoviétique de 1956. Lancées en 2012, ces processions servent de mobilisation chaque fois que le pouvoir se pense en danger.
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