La chronique de François Clemenceau. Avec Orbàn, la boucle est bouclée
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La chronique de François Clemenceau.
LTD/Fabien Clairefond
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Ne dites pas à Viktor Orbán qu’il est l’un des meilleurs idiots utiles du poutinisme, ce serait peine perdue. Vendredi, quelques heures seulement après le huitième coup de téléphone de l’année entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le Premier ministre hongrois s’est félicité que les présidents russe et américain veuillent se rencontrer très prochainement à Budapest pour discuter de la fin de la guerre en Ukraine.
« Budapest est au fond le seul lieu en Europe où une telle rencontre pouvait avoir lieu, a déclaré Viktor Orbán à la radio d’État hongroise. Car pendant trois ans, nous sommes le seul pays à avoir constamment, ouvertement et activement plaidé pour la paix. » Le dirigeant se souvient-il de ses convictions des années 1990 ? À l’époque, chef des jeunesses démocrates du Fidesz, il était devenu le héros de toute une jeunesse après avoir appelé bruyamment au départ des troupes soviétiques de Hongrie.
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En 1994, après sa réélection au Parlement, l’ex-boursier de la Fondation Soros et visiteur invité aux États-Unis par le German Marshall Fund a vu les autorités de son pays accueillir un sommet de la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE). Né des accords d’Helsinki, ce forum permettait de construire de nouveaux liens entre les Occidentaux et la Russie. Lors de cette réunion internationale fut signé le fameux mémorandum de Budapest, en présence de Bill Clinton et de Boris Eltsine.