C’est dans un bistrot rétro du 11e arrondissement, rythmé par le cliquetis des verres et le brouhaha des conversations, que Camille Chamoux nous rejoint, en quasi-voisine, pour déjeuner. « J’aime beaucoup cet endroit même si ça ressemble désormais un peu trop à la fashion week, c’est le cliché du Paris ultra-branché », se marre la comédienne en commandant un bouillon de tomate et un œuf du comptoir. Au menu de la conversation : le programme XXL qui l’attend cet été côté boulot. Avant de pouvoir enfin souffler et larguer les amarres en famille pour les Cyclades. Confidences cash et engagées.
Canal+ diffuse le 8 juillet à 21h le deuxième volet de Chamouxland. À quoi ressemble ce « pays où les femmes font de l’humour et les hommes font de leur mieux » ?
C’est «sketchshow» (une succession de sketchs) où l’on regarde le monde du point de vue des femmes, mais pour rire tous ensemble. On a vraiment lâché les chevaux, avec une liberté de dingue ! Avec les artistes qui m’accompagnent, on ausculte tout ce qui est problématique dans notre culture et qui s’apparente au patriarcat ou à la misogynie. Notamment le sexisme ordinaire et les injonctions faites aux femmes. Être maigrissime, avoir de gros seins, être diaphane ou bronzée, cela varie selon les époques. Ce qui les pousse à faire subir à leur corps des choses anormales.