Hantavirus : la fin du cluster sur mer
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Une vue par drone du navire de croisière MV Hondius, transportant des passagers soupçonnés d'avoir des cas d'hantavirus à bord.
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Une vue par drone du navire de croisière MV Hondius, transportant des passagers soupçonnés d'avoir des cas d'hantavirus à bord.
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Ils sont ornithologues, botanistes, cétologues, passionnés d’étoiles, de terres inconnues et de faunes sauvages : près de soixante-dix personnes, et autant de membres d’équipage de la société néerlandaise Oceanwide Expeditions, doivent poser pied sur le continent européen dimanche 10 mai, après quarante jours en mer. Transportés en navettes maritimes par groupes de quatre ou cinq personnes jusqu’au port de Granadilla de Abona, à Tenerife (Espagne), les passagers seront examinés par des médecins avant de rejoindre les aéroports de l’île.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’ils sont tous des « contacts à haut risque » devant faire l’objet d’un suivi pendant quarante-deux jours.
L’évacuation devrait être « rapide », a précisé le ministre de l’Intérieur espagnol, ajoutant que « le dispositif conçu empêche tout contact avec la population civile ». Ceux présentant des symptômes seront immédiatement hospitalisés tandis qu’une partie de l’équipage restera à bord afin de convoyer le navire, l’ensemble des bagages, ainsi que la dépouille de la passagère allemande décédée à bord le 2 mai, jusqu’à son port d’attache aux Pays-Bas.
Un avion sanitaire mis à disposition par l’État devrait permettre à cinq Français de revenir dans l’Hexagone d’ici à demain. Ils vont être testés, puis autorisés à rentrer chez eux pour s’isoler « pendant six semaines », a précisé Xavier Lescure, responsable médical de la Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique.
Six autres pays européens ont prévu le retour sous surveillance de leurs concitoyens, dont quatorze Espagnols qui rejoindront l’hôpital militaire de Madrid et dix-sept Américains qui seront rapatriés sur un vol spécial, puis placés à l’isolement dans un centre médical du Nebraska. Manille devrait faire de même pour les nombreux équipiers originaires des Philippines. Une vingtaine de Britanniques seront placés en quarantaine dans un hôpital du Dorset.