Accord de Gaza : la Palestine attend la libération de 2000 prisonniers
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Isarël s'apprête à libérer 2.000 prisonniers palestiniens, dont Marwan Barghouti, l’homme le plus populaire du pays.
LTD/Oleg Popov
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Isarël s'apprête à libérer 2.000 prisonniers palestiniens, dont Marwan Barghouti, l’homme le plus populaire du pays.
LTD/Oleg Popov
C’est l’autre point crucial de la première phase de l’ accord de Gaza. Le texte stipule que, immédiatement après la libération des 20 otages vivants retenus dans l’enclave, 1.722 prisonniers palestiniens détenus depuis le 7 octobre seront relâchés ainsi que 250 condamnés à perpétuité.
Cette seconde liste a donné lieu à des tractations acharnées. Elle pourrait d’ailleurs ne pas être définitive puisqu’elle a été corrigée une première fois vendredi 10 octobre, le Hamas remplaçant onze membres du Fatah par onze de ses combattants. Le cabinet de Benyamin Netanyahou a validé ce changement, décision a priori surprenante car la majeure partie des détenus exclus n’a pas de sang sur les mains, au contraire de ceux qui recouvreront la liberté. Parmi ceux qui resteront en prison figure notamment Jamal Rajoub, ennemi intime du Hamas et défenseur de la solution à deux États.
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Pendant la négociation, Tel-Aviv avait déjà montré peu d’empressement à voir sortir des personnalités charismatiques. En témoigne le nouveau veto mis à la libération de Marwan Barghouti, l’homme le plus populaire de Palestine. Cet ancien chef de la force Tanzim, l’une des branches du Fatah, surnommé le « Mandela palestinien » par ses soutiens, a été arrêté en 2002 par l’armée israélienne puis condamné à cinq peines de prison à vie pour avoir, selon l’État hébreu, commandité pendant la seconde Intifada des attentats qui ont tué cinq personnes.