Paris tente de retisser les liens avec le Rwanda
Antoine Malo, envoyé spécial à Kigali
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Un étudiant du centre polytechnique intégré de Tumba, le 31 mars.
LTD / Kevine Uwase – RightVenture Creative
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Un étudiant du centre polytechnique intégré de Tumba, le 31 mars.
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Il y a cinq ans, Pacifique Itangishaka ne connaissait pas plus Emmanuel Macron qu’il n’avait d’expertise en robotique. L’étudiant n’avait rien su de la visite du président français dans son école actuelle, l’université Tumba, une école polytechnique perchée sur l’une de ces collines verdoyantes qui font la beauté du Rwanda.
À l’époque, le chef de l’État venait de timidement recoller les morceaux avec un Paul Kagame encore très méfiant, si ce n’est hostile, à l’égard de la France. Pour y parvenir, il avait choisi la coopération et était donc venu ici, dans ce district de Rulindo situé à une heure trente au nord de Kigali, pour lancer le département de mécatronique de l’université, qui allait se spécialiser dans les technologies de l’information mais aussi la mécanique et l’électronique. Emmanuel Macron venait en territoire connu puisque cela faisait deux ans déjà que l’AFD (Agence française de développement) et sa filiale Expertise France y étaient investies, à travers le programme After.
Depuis cette visite, le département a bien grandi. Il a déjà accueilli 430 étudiants et est devenu, selon sa directrice, « une référence » au point qu’à chaque rentrée elle doit faire un tri drastique entre les candidats. De l’extérieur, le complexe ressemble à un petit campus à l’américaine, avec ses espaces arborés et ses bâtiments en brique.
Antoine Malo, envoyé spécial à Kigali