Guerre en Iran : le pari risqué d’un conflit sans victoire stratégique pour Netanyahou
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Benyamin Netanyahou, le 19 mars.
LTD/RONEN ZVULUN/AFP
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Benyamin Netanyahou, le 19 mars.
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C’est ce dimanche 12 avril que le procès pour corruption de Benyamin Netanyahou doit reprendre : après des semaines d’interruption liées à l’état d’urgence, le Premier ministre israélien retrouve un calendrier qu’aucune guerre n’a réussi à effacer. Mais à deux jours de la reprise des audiences, le dirigeant de l’État hébreu a demandé le report de son propre témoignage pour au moins deux semaines, invoquant des « raisons sécuritaires et diplomatiques classifiées ». Ses avocats ont transmis aux juges, sous pli scellé, des éléments liés « aux événements dramatiques survenus récemment en Israël et au Moyen-Orient ».
Le contraste est saisissant. Quarante jours après le lancement de l’offensive contre l’Iran, le 28 février, Israël sort d’une confrontation majeure sans la « victoire totale » promise. Le régime iranien est toujours en place et, pour les Israéliens, la menace nucléaire demeure. La trêve annoncée dans la nuit de mardi à mercredi a été imposée par Washington. Au même moment, le New York Times publie des révélations s’appuyant sur un livre à paraître des journalistes Maggie Haberman et Jonathan Swan, Regime Change – Inside the Imperial Presidency of Donald Trump (Simon & Schuster), sur les coulisses de la prise de décision à Washington. Le 11 février, à la Maison-Blanche, « Bibi » présentait à Donald Trump un plan structuré autour d’une idée centrale : une action militaire conjointe pourrait non seulement affaiblir l’Iran, mais aussi provoquer une chute du régime.