Le président américain voit sa cote de popularité fléchir en raison des mauvais résultats économiques. Il pourrait le payer en novembre prochain.Dans le Bureau ovale, l’éventualité d’un vote sanction lors des élections de mi-mandat en novembre 2026 n’est plus balayée d’un revers de main. Dans une interview accordée au Wall Street Journal la semaine dernière, Donald Trump laissait même entendre que son parti pourrait ne pas remporter le scrutin. En difficulté dans les sondages, le président a donc décidé de changer de tempo pour défendre ardemment son bilan. De fait, il est déjà entré en campagne et son déplacement en Pennsylvanie le 9 décembre a servi de rampe de lancement.
Lors de la présidentielle il y a un an, le républicain avait remporté cet État clé sur le fil. Mais dans le massif montagneux des Poconos, le leader Maga conserve tout de même une solide popularité. Devant le Mount Airy Casino Resort, où il avait donné rendez-vous à ses partisans, ils étaient des centaines à attendre plusieurs heures durant dans le froid, caressant l’espoir d’apercevoir leur champion.
Sur scène, le milliardaire a rappelé ses qualités de tribun, glorifiant une Amérique prospère, crucifiant son prédécesseur, Joe Biden, et les démocrates du Congrès, responsables selon lui du déclin américain. Une semaine plus tard, lors d’une allocution à la nation, il a récidivé. Tout en reconnaissant que la lutte contre l’inflation était toujours en cours, il a promis au pays un « boom économique » prochain.
Des chiffres préoccupants
Les chiffres, pourtant, sont têtus. Si l’inflation est retombée à 2,7 %, les dernières données du Bureau of Labor Statistics demeurent préoccupantes : le taux de chômage atteint 4,6 %, son niveau le plus élevé depuis 2021. La première puissance mondiale compte aujourd’hui 7,8 millions de personnes sans emploi.