Arabie saoudite : Hegra, l'héritière orientale de la villa Médicis
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La Villa Hegra a été cofondée par la Commission royale et l’Agence française pour le développement d’Al-Ula.
LTD/Lorenzo Arrigoni
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La Villa Hegra a été cofondée par la Commission royale et l’Agence française pour le développement d’Al-Ula.
LTD/Lorenzo Arrigoni
La demeure pourvue de larges baies vitrées fraîchement posées contraste avec les constructions environnantes de la cité moderne d’Al-Ula, percées, elles, de minuscules fenêtres. Chaleur oblige. Les deux bâtiments qui se font face dominent un patio séparé de la rue par une grille qui laisse entrevoir la mosquée du quartier. Bienvenue au cœur de la jeune villa Hegra, lointaine héritière de son illustre sœur romaine, née deux cent vingt ans plus tôt. Sœur mais pas jumelle.
Car si la France administre seule ses autres institutions de l’étranger, celle-ci a été cofondée par la Commission royale et l’Agence française pour le développement d’Al-Ula. Elle dépend d’une fondation de droit saoudien qui la finance intégralement. Le royaume est bon prince.
« C’est la première villa dont la gouvernance est binationale, de manière à incarner le dynamisme culturel de la France dans le royaume et réciproquement celui de l’Arabie saoudite en France », décrypte sa directrice, la Franco-Algérienne Feriel Fodil. Du soft power symétrique en somme.
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Le caractère atypique de la villa Hegra ne se limite pas à son mode de gouvernance. Dans ce pays où la musique en live n’est autorisée que depuis 2019 (de même que la danse et la mixité pendant les concerts), les missions assignées à l’institution saoudienne vont bien au-delà des résidences artistiques et de la coopération interculturelle.
