Mark Carney, premier ministre canadien : l'homme à suivre pour tenir tête à Trump ?
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Mark Carney à Davos, le 20 janvier 2026.
LTD/Harun Ozalp / Anadolu via AFP
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Mark Carney à Davos, le 20 janvier 2026.
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À Davos, personne ne l’attendait vraiment. Et pourtant, Mark Carney est sans doute, avec Donald Trump, celui qui a le plus marqué les esprits de ce Forum économique mondial. La presse européenne, notamment, a salué ce discours prononcé mardi face à une salle comble. « Si vous n’êtes pas à la table, vous serez au menu ! » C’est par ce genre de formules-choc que Mark Carney a conquis son public. Une manière très efficace de décrire le monde dans lequel le retour de Donald Trump nous a fait rentrer.
« Nous sommes en pleine rupture et non en pleine transition », a aussi ajouté le dirigeant de 60 ans. Le Premier ministre canadien est arrivé « exactement au moment où il devenait impossible de ne plus prononcer ce discours, soutient la directrice du département de Communication de l’Université de Montréal, Chantal Benoît-Barné. Il a compris le kairos, c’est-à-dire l’importance de saisir ce moment Ses mots évoquent, plutôt que de prescrire. » Son intervention a en tout cas marqué l’Europe mais surtout le Canada, où certains la qualifie d’historique.
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Alors qu’on l’annonçait bien pâle en comparaison de son prédécesseur Justin Trudeau, le chef de gouvernement n’en finit plus de se révéler depuis sa prise de fonctions en avril dernier. L’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre est devenu celui qui ose tenir tête à Donald Trump. Dès son arrivée aux affaires, le chef du Parti libéral, quasi inconnu du grand public canadien et réputé très techno, n’a pas hésité à s’opposer au milliardaire américain, qui a imposé 50 % de droits de douane sur l’acier et l’aluminium exporté et parle souvent du Canada comme le 51e État américain.