« État d'alerte maximum » : entre l'Iran et les États-Unis, le compte à rebours a commencé
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Les cibles et les scénarios d’une attaque sont multiples.
LTD/ABEDIN TAHERKENAREH/EPA/ MaxPPP
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Les cibles et les scénarios d’une attaque sont multiples.
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Le lieu n’est pas anodin. A Bandar Abbas, port au sud de l’Iran, deux étages d’un immeuble ont été soufflés par une explosion samedi 31 janvier dans l'après-midi. Selon le bilan officiel, une fillette de quatre ans est morte et quatorze personnes ont été blessées. Une rumeur évoquait aussi la mort du commandant de la force navale du corps des Gardiens de la révolution mais elle a été démentie par l’organisation classée comme terroriste par l’Union européenne cette semaine.
Selon le chef des pompiers locaux, l’explosion est due à une fuite de gaz. Mais, dans le contexte actuel, l’incident peut être interprété comme un avertissement. Bandar Abbas fait face au détroit d’Ormuz. Alors que les tensions s’exacerbent entre Téhéran et Washington, le régime iranien avait prévenu qu’il allait y mener des exercices militaires aujourd’hui et demain. L’embouchure du golfe Persique abrite une partie des navires de guerre de « l’armada » américaine que Donald Trump exhibe comme preuve de sa détermination à faire plier Téhéran.
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Mais, à force de menaces choc, le président américain s’est acculé lui-même. Début janvier, au plus fort des manifestations des Iraniens contre le régime, il promettait une aide aux manifestants. Puis, il a annoncé le déploiement de nouveaux moyens militaires, considérables, dans la région, évoquant même une « armada ». « Depuis 1979, la plupart des présidents américains, y compris aujourd’hui Donald Trump, ont dû se demander si la République islamique d’Iran pouvait être renversée par la force militaire, écrit Ellie Geranmayeh, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du nord au sein de l’European council on foreign relations. Mais la stratégie finale de Trump vis-à-vis de l’Iran reste imprévisible. »