Le premier modèle d'avion à démarrage vertical se dévoile... et il est toulousain
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Ascendance assemble son premier VTOL (pour « vertical take-off and landing ») à la base de Toulouse.
LTD/Rémi Benoit
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Ascendance assemble son premier VTOL (pour « vertical take-off and landing ») à la base de Toulouse.
LTD/Rémi Benoit
Et si l’avenir du ciel français, européen voire mondial se préparait en ce moment même au sud-ouest de Toulouse, dans la petite commune de Lherm ? C’est ici que l’une des jeunes pousses tricolores de l’industrie aéronautique a pris ses quartiers pour y assembler un premier VTOL (pour « vertical take-off and landing »). Dans les faits, il s’agit d’un petit avion qui décollera et atterrira de manière verticale, digne des plus récents films d’anticipation.
Et le futur n’a semble-t-il jamais été aussi proche. L’entreprise Ascendance, qui porte ce projet industriel, a réceptionné tout récemment dans son hangar – attenant aux pistes de l’aérodrome – l’aérostructure de son avion. Autrement dit le tronc central et les quatre petites ailes encore privées de leurs hélices, qui laissent deviner le gabarit de ce futur aéronef, que plusieurs clients ont déjà précommandé auprès de la start-up française (632 unités à date). Parmi les profils des intéressés figurent des opérateurs d’hélicoptères, des transporteurs aériens, des loueurs d’avions, d’Asie, des États-Unis et même d’Europe.
Un engouement autour de cet appareil, dénommé Atea, qui s’explique par la multitude de missions qu’il peut réaliser. Au-delà d’une offre de déplacement VIP, il peut aussi être affecté à des opérations de fret, ou bien à du transport médical, sans mettre de côté les missions de surveillance voire à terme un usage militaire. Avec sa capacité d’emport de quatre à six personnes, sans compter le pilote, il se présente comme « une alternative à l’hélicoptère », confie à La Tribune Dimanche Jean-Christophe Lambert, cofondateur et PDG d’Ascendance.