Le monde d’après la guerre en Iran. La chronique financière de Marc Fiorentino
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
Si vous êtes comme moi, vous avez arrêté de suivre heure par heure la guerre en Iran. On se lève un matin avec Donald Trump qui annonce un accord de paix (qui est forcément « great »), le lendemain il annonce qu’il va détruire l’Iran, et le surlendemain que tous les pays de la région doivent signer les accords d’Abraham.
Et pendant ce temps, l’Iran, qui va probablement sortir la mise à jour du livre de Trump The Art of the Deal, une version nettement améliorée, négocie sans rien lâcher. Sûr du fait que le président des États-Unis doit parvenir à un accord de paix, même mauvais, car les ménages américains s’impatientent et se préparent à lui faire payer lors des midterms la hausse du prix de l’essence et celle du coût de leurs crédits.
Je ne suis pas seul à ressentir cette lassitude : les marchés financiers ne réagissent plus, comme pendant les premières semaines de la guerre, au moindre message sur Truth Social ou à la moindre déclaration. Même le pétrole s’est mis en pause, lui qui fluctuait en une journée de 5 % à 10 %, au gré du vent du désert. Quant aux indices boursiers, ils ne regardent plus l’Iran et n’ont d’yeux que pour l’intelligence artificielle et pour le « secteur du jour » : les semi-conducteurs. L’indice de celui-ci a été propulsé vers de nouveaux sommets avec, par exemple, un triplement de valeur pour une société comme Intel. Les puces, donc. Plus que l’Iran.
Fort de ce constat, j’ai eu envie de me projeter dans le monde d’après la guerre. Car la guerre se terminera, par un mauvais accord de paix ou par une dernière offensive massive américaine avant un mauvais accord de paix. J’ai même décidé de consacrer cette semaine l’émission que j’anime sur BFM Business, C’est votre argent, à ce sujet. Et dans le monde d’après, il y a plusieurs points qui font déjà consensus :