LA TRIBUNE DIMANCHE — Après deux mois de conflit en Iran et de crise énergétique mondiale, qu’observez-vous chez vos clients et vos fournisseurs ?
DOMINIQUE SCHELCHER — Les réactions diffèrent notablement de celles consécutives à la guerre en Ukraine. En 2022, le choc a été massif et immédiat, principalement à cause de l’explosion des prix de l’électricité et du gaz, avec des conséquences globales et instantanées. L’impact est plus diffus pour l’instant. Si le conflit actuel perdure, les conséquences se feront bien entendu sentir, mais, à cette date, nous n’avons que très peu de demandes de hausses de prix concrètes et argumentées de la part des entreprises. Il y a des inquiétudes face à d’éventuelles difficultés futures, entre autres à cause de l’augmentation des prix des emballages ou de la hausse du coût des engrais, mais la situation n’est en rien comparable à la panique que nous avons connue précédemment. Je reste cependant très prudent pour les semaines à venir.