Après plusieurs semaines de rumeurs et d’inquiétudes, les messages apaisants se sont multipliés à l’intention des passagers. Ceux qui ont déjà réservé leurs billets pour la période juillet-août. Et surtout ceux qui hésitent encore. Un possible manque de kérosène a cristallisé les craintes des acteurs opérant en France depuis le blocage du détroit d’Ormuz fin février.
Un risque a priori désormais écarté, depuis la rencontre tripartite organisée le 6 mai dernier entre plusieurs membres du gouvernement, les entreprises du secteur ainsi que les énergéticiens. « Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, comme celui des Transports, Phillipe Tabarot, ont souligné qu’il n’y aurait pas d’interruption d’approvisionnement de kérosène cet été, affirme Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam). Et les énergéticiens ont tenu un discours rassurant. »
Alors que le carburant issu du golfe Persique représentait environ 50 % des importations de kérosène en France, d’autres sources ont été identifiées. Grâce à une récente décision de la Commission européenne, alertée par l’ensemble du secteur, les compagnies pourront, outre le jet A-1 disponible en Europe, injecter également dans leurs réservoirs le jet A américain. Des carburants très similaires, à ceci près que le premier ne gèle qu’à -47 °C, contre -40 °C pour le second.