L'assurance vie échappe à la hausse des prélèvements sociaux, comme les contrats de capitalisation, les revenus fonciers ou les plus-values immobilières.
Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des placements, sauf sur l’assurance-vie ! Elle n’en est que plus avantageuse fiscalement. Démonstration.
Le budget de la Sécurité sociale voté fin 2025 a porté les prélèvements sociaux applicables aux produits d’épargne de 17,2 % à 18,6 %. Mais l'assurance-vie échappe à la hausse, comme les contrats de capitalisation, les revenus fonciers ou les plus-values immobilières. Les produits d’épargne populaire traditionnellement exonérés de taxes sociales le restent (Livret A, LDDS, LEP), mais les livrets bancaires, les comptes à terme, les comptes titres, les PEA, l’épargne salariale, les plans d’épargne retraite ou les revenus des locations meublées passent, eux, à 18,6 % !
Par comparaison, l’assurance-vie, déjà très avantageuse fiscalement, l’est encore plus. Elle l’est pendant toute la phase d’épargne, mais aussi à votre décès. « Tant que vous ne retirez pas d’argent de votre contrat, vous ne payez ni impôt, ni prélèvements sociaux (sauf sur le fonds garanti en euros, sur lequel les taxes sociales sont prélevées tous les ans). Vos gains restent donc entiers et produisent davantage d’intérêts », explique Jérôme Barthélemy, agent général Axa Prévoyance et Patrimoine.
Mais ce n’est pas tout. Même quand vous faites des retraits, la fiscalité est très faible, voire inexistante. La règle est ainsi faite que, chaque fois que vous procédez à un rachat, la somme que vous récupérez n’est taxée que sur une infime partie, qui correspond aux seuls intérêts. Pour la déterminer, on applique une sorte de règle de trois. « Si vous avez versé 100 euros sur votre contrat, qui a généré 10 euros d’intérêts, votre épargne atteint 110 euros. Si vous voulez retirer 10 euros, on procède à un rachat partiel composé de 9 euros de capital et 1 euro d’intérêts taxable », poursuit Jérôme Barthélemy.
Mieux, si votre contrat a plus de huit ans, vos retraits sont exonérés d’impôt si la part de gains retirée est inférieure à 4 600 euros pour une personne seule et à 9 200 euros pour un couple. Ces abattements fonctionnent par année civile et se reconstituent tous les ans. Pour connaître la somme que vous pouvez racheter en totale exonération chaque année, demandez le calcul à votre assureur. Si vous vous y prenez bien, vos retraits seront systématiquement exonérés d’impôts.
Reste, enfin, l’énorme cerise sur le gâteau : le régime successoral de l’assurance vie en cas de décès ! « C’est le seul produit d’épargne à échapper aux règles habituelles du droit des successions et à obéir à ses propres règles, ultra-avantageuses », fait valoir Marc Boughdad, ingénieur patrimonial à la MACSF.
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D’abord, chacun de vos bénéficiaires profite d’un abattement de 152.500 euros, et vous pouvez en désigner autant que vous voulez, même ceux qui ne sont pas de votre famille. Dix bénéficiaires, c’est… 1.525.000 euros exonéré de droits. « Cela permet aussi de désigner son concubin ou des personnes sans lien de parenté avec vous qui, sans l’assurance vie, seraient taxés à votre succession à hauteur de 60 % sur tout ce qu’ils reçoivent », poursuit Marc Boughdad. Un véritable petit paradis… fiscal.