Retour de la hausse des taux immobiliers : faut-il se dépêcher pour acheter ?
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La hausse des taux immobiliers pourrait perdurer.
Shutterstock / GamePixel
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La hausse des taux immobiliers pourrait perdurer.
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Toutes les banques qui avaient un peu baissé le coût de leurs crédits en début d’année sont reparties à la hausse. Chez Vousfinancer, le taux moyen sur vingt ans passe ainsi à 3,45 % en avril contre 3,35 % en mars. « Pour un crédit de 200.000 euros, 0,10 point de plus, cela ne représente que 10 euros de plus par mois », pondère Sandrine Allonier, la porte-parole du courtier, qui reconnaît tout de même que, pour les profils d’emprunteurs les moins attractifs, il y a déjà des barèmes proches de 4 %. Si ce taux devait se normaliser, les conséquences seraient beaucoup plus lourdes.
« Pour des mensualités de 1.500 euros, note-t-elle, on perdrait environ 10.000 euros de capacité d’emprunt. » Quant au salaire mensuel nécessaire pour pouvoir emprunter 300.000 euros, il passerait d’environ 5.200 euros aux taux actuels à environ 5.500 à 4 % d’intérêts. Aucun courtier ne se risque à faire des pronostics, mais la porte-parole de Vousfinancer note que la dernière fois que les intérêts de la dette de la France – OAT 10 ans – avaient atteint un tel niveau, le taux des crédits immobiliers sur vingt ans était de 4,35 %. Une remontée qui, au-delà du coût supplémentaire, menacerait l’accès même à l’emprunt.
Car au risque de dépassement du taux d’endettement des ménages légalement autorisé s’ajoutera la barrière du taux d’usure, un mécanisme qui avait largement contribué au blocage du marché lors de la crise inflationniste de 2022. Le taux d’usure est le taux maximal auquel les banques sont autorisées à prêter. Un taux « tout compris » qui inclut le taux nominal proposé par la banque mais aussi l’assurance du crédit, les frais de dossier et les frais de courtage.