Quels sont les modèles en vogue sur le marché des motos électriques ?

Le modèle 26YM Honda WN7.
LTD/Honda

Le modèle 26YM Honda WN7.
LTD/Honda
« Pas d'autorisation », public « hostile aux forces de l'ordre »... Les raisons de l'annulation du concert de LFI pour la fête de la musique
Rachat de SFR : le coup de poker de Bouygues Telecom pour devenir le numéro 2 du marché
Croissance, inflation, salaires, chômage : l’économie française à bout de souffle
Ferroviaire : la Nouvelle-Aquitaine dézingue le contrat de performance de SNCF Réseau
Patrimoine des plus riches : le Sénat s'alarme de l'ignorance de Bercy
Riches, pauvres, familles, travailleurs : les gagnants et les perdants du budget 2026
Comment se faire remarquer sans faire de bruit ? La marque Can-Am a trouvé la solution le 12 avril lors du Schneider Electric Marathon de Paris : prêter 20 motos électriques silencieuses chevauchées par les ouvreurs, les commissaires de course et les équipes vidéo de l’organisation. Un joli coup promo auprès des 60.000 coureurs et des spectateurs. Et une cible idéale, plutôt CSP+ urbaine et sportive, pour les deux modèles Can-Am baptisés Pulse (urbain) et Origin (baroudeur).

Disponibles en version équivalent 125 cm3 ou permis moto, ces jolies bécanes offrent un peu plus d’une centaine de kilomètres d’autonomie en usage mixte ville-route avec un prix qui démarre à 12.999 euros. « C’est exactement ce que je recherche, déclare Stéphane [le prénom a été changé], manager dans une agence de communication, une moto qui peut se garer gratuitement dans Paris et permettre d’aller faire du cheval à 50 kilomètres de chez moi le week-end. »
De son côté, la marque LiveWire, la filiale zéro émission de Harley-Davidson, a choisi de faire parler d’elle en confiant un exemplaire de son modèle S2 Alpinista au préparateur Richard Rawlings du Gas Monkey Garage. Résultat : un étincelant chopper électrique tout chromé à la Easy Rider. La marque a également annoncé une baisse du prix de ladite S2 Alpinista à 13.390 euros, au moment où le marché des motos électriques se réveille en pleine envolée des prix du carburant.

Après un salon de Lyon réussi pour l’ensemble de la filière (du 26 février au 1er mars, + 8,25 % de fréquentation par rapport à 2025) avec des ventes en hausse au mois de mars, le marché global du deux-roues reprend en effet de belles couleurs cette année. Chez les électriques, qui représentaient seulement 6.123 machines sur les 227.031 motos et scooters de 2025, soit moins de 3 %, le printemps s’annonce aussi prometteur avec l’arrivée en concession de la première moto Honda électrique : la WN7.
Cette machine propose des sensations proches des roadsters de la marque comme les CB500 Hornet, avec un 0 à 100 km/h en 4,6 secondes et une agilité de petite sportive. C’est presque un sans-faute, sauf le prix : 14.999 euros, soit plus du double de la CB500 Hornet thermique !
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Le tarif reste le premier frein au passage à l’électrique. « Nous sommes conscients qu’il s’agit encore d’un produit de niche, éclaire Laurent Lilti, le président-directeur général de Peugeot Motocycles, mais nous restons encore très dépendants du coût des batteries. Il faut comparer le marché du deux-roues électrique à celui de la musique au début des années 2000. Souvenez-vous, les majors ont paniqué au moment du téléchargement pirate, mais le problème a disparu depuis que les plateformes de streaming ont baissé le coût des morceaux.
De la même manière, nous devons diminuer le prix des batteries des deux-roues afin de redevenir compétitifs par rapport aux constructeurs chinois. » Ce n’est qu’à ce moment-là que pourra sortir sereinement le génial cyclomoteur 103 néo-rétro électrique. Les batteries sont d’autant plus un enjeu que l’autonomie limitée entre 80 et 120 kilomètres (réels) cantonne ces deux-roues aux zones urbaines et périurbaines faute de pouvoir recharger rapidement.
À cet effet, la start-up française Furion développe un nouveau système de récupération de l’énergie pour augmenter l’autonomie des motos. « Au freinage, toute l’énergie bascule sur l’avant, rappelle Marc Evenisse, le fondateur de Furion. Avec notre moteur Eversor placé dans la roue avant, nous pouvons récupérer jusqu’à 500 % d’énergie de plus qu’avec les systèmes de motos électriques classiques de récupération par la roue arrière ! »
La petite entreprise va dévoiler d’ici à la fin du printemps un concept bike futuriste baptisé Furion F1 : une sportive électrique dotée d’un moteur dans chaque roue autorisant des accélérations foudroyantes et une récupération d’énergie maximale. De quoi rendre les deux-roues électriques vraiment électrisantes.
Présenté au dernier salon de Lyon, Peugeot fait durer le suspense et n’annonce pas encore de date de commercialisation pour cette belle réédition en version électrique de la mobylette 103 des années 1970. Ce cyclo néo-rétro flashy sera fabriqué en France à Mandeure et disponible en équivalent 50 cm3 ou 125 cm3. Seul problème : le constructeur cherche encore à contenir le prix de la batterie amovible avant de lancer la production pour réussir à enfin démocratiser la mob électrique.

Le constructeur indien d’origine britannique Royal Enfield lance cet été la commercialisation de sa jolie Flying Flea électrique. Elle reprend le design de la petite moto militaire de 1940 destinée à être larguée en parachute depuis les airs derrière les lignes ennemies, d’où son nom de « puce volante ». Cet équivalent 125 cm3 qui brille par sa fourche avant à parallélogramme au look délicieusement vintage annonce une autonomie de 80 kilomètres par charge et un prix qui devrait osciller autour de 6.300 euros.

Ce concept de scooter électrique présenté au salon IAA de Munich en septembre 2025 préfigure ce que pourrait être le renouveau du scooter C1. On se souvient de l’étrange machine imaginée en 2000 par le constructeur allemand qui permettait de rouler sans casque avec sa « cage » de protection et son harnais de sécurité. Le concept bike Vision CE entraîné par un moteur électrique ajoute une astuce futuriste : une fonction d’équilibrage, qui lui permet de se maintenir lui-même en équilibre lorsqu’il est à l’arrêt.

Exception française, le marché du scooter à trois roues se porte bien. Il y a vingt ans débarquait en ville une étrange machine ni vraiment tricycle ni vraiment side-car : le scooter MP3 de Piaggio. Aujourd’hui, la marque taïwanaise lance son nouveau CV3 575 au moteur puissant pour concurrencer les maxi-scooters. Avec ses deux roues à l’avant et sa pédale de frein au plancher, ce gros scooter de plus de 125 cm3 devenait accessible au permis B et rassurait les utilisateurs par sa stabilité.

La France est d’ailleurs le marché le plus important pour ce type d’engin et Kymco reste numéro deux juste derrière Piaggio avec 25 % des ventes, déclare fièrement le patron de Kymco France, Stéphane Goeury. « Mieux, dit-il, nous pouvons maintenant utiliser le brevet du système de blocage du train avant complet, qui évite de poser le pied par terre au feu rouge, pour notre CV 575. »
Kymco peut se vanter de proposer le seul moteur bicylindre du marché et le plus puissant parmi les scooters à trois roues avec 51 ch. Avantage : le CV 575 permet de sortir du cadre purement utilitaire et de partir plus longtemps, de rouler confortablement en duo en randonnée ou en vacances pour se rapprocher maintenant des maxi-scooters GT comme le Tmax Yamaha. Une alternative au simple véhicule boulot, moto, dodo.
Vieux motards que j’aimais