Le dispositif favorable à ceux qui achètent des logements pour les mettre en location est accessible depuis un mois.« Les promoteurs nous proposent des programmes tous les jours, raconte Pierre-Emmanuel Jus, directeur délégué de Maslow, qui commercialise des logements neufs auprès des investisseurs particuliers. Ils ont tout un stock qu’ils cherchaient à écouler en résidences principales mais, grâce au “Jeanbrun”, ils espèrent retrouver la clientèle perdue avec la disparition du “Pinel”. » L’offre est telle qu’il faut d’ailleurs faire le tri. D’autant que, contrairement au précédent dispositif, le nouveau n’est limité à aucun territoire.
Franck Vignaud, le directeur du Laboratoire de l’immobilier, qui analyse le marché du neuf, prépare justement un outil de simulation pour déterminer la pertinence d’investir en fonction des prix et des loyers plafonnés. Car le « Jeanbrun » oblige l’investisseur à pratiquer des loyers plus faibles que ceux du marché. Ceux-ci doivent être au maximum au niveau du loyer intermédiaire, soit environ 15 % en dessous de ceux du libre. Seul niveau qui permettra d’assurer une rentabilité, estiment les spécialistes. Et encore, pas partout.
« Moins l’écart sera grand entre le loyer de marché et le loyer intermédiaire, plus l’investissement sera rentable », explique Pierre-Emmanuel Jus, qui cite Toulouse ou Toulon : « Des villes où l’écart de loyers n’est que de 10 % alors qu’à Paris, par exemple, il faut compter environ 30 % de moins pour l’intermédiaire par rapport au loyer médian. »