Philippe Juvin, rapporteur général du budget : « Je ne suis pas hostile à une baisse de la CSG »

Propos recueillis par Jean-Victor Semeraro
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Le député LR Philippe Juvin.
LTD/Bruno Levy/Divergence-images

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LA TRIBUNE DIMANCHE — Sébastien Lecornu a été renommé Premier ministre vendredi soir par Emmanuel Macron, est-ce une bonne nouvelle avant l’ouverture des discussions budgétaires ?
PHILIPPE JUVIN — La bonne nouvelle, c’est qu’un Premier ministre a été nommé, ce qui lui permet de déposer un budget.
Le Premier ministre avait annoncé qu’il renoncerait au 49-3 pour faire adopter le budget. Doit-il revenir sur cette promesse pour se laisser carte blanche ?
Je pense que c’est une erreur d’écarter d’emblée la possibilité d’utiliser l’article 49-3. C’est se priver d’un outil constitutionnel qui a permis de faire adopter des budgets ces dernières années.
Quelle va être la « méthode Juvin » pour tenter d’arracher un compromis sur la loi de finances ?
Durant toute la semaine, j’ai rencontré un à un les chefs de file des différents groupes politiques à la commission des finances. Je voulais connaître leurs priorités et comprendre quelles mesures pourraient faire l’objet de consensus. Il est crucial pour la France d’aboutir à un compromis général sur le budget.
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La copie qui sera présentée demain au Parlement prévoit un objectif de 4,7 % de déficit fin 2026. Faut-il assouplir la trajectoire budgétaire pour tenter de concilier la droite et la gauche ?
Je n’y suis pas favorable. Au départ, l’ancien Premier ministre François Bayrou avait fixé un objectif de 4,6 % de déficit fin 2026, puis Sébastien Lecornu a relevé la cible à 4,7 %. Cette semaine, il a même évoqué l’idée d’un déficit visé entre 4,7 % et 5 % l’année prochaine. Ces variations peuvent paraître insignifiantes, mais 0,1 point de PIB ce n’est pas neutre ! C’est une enveloppe de 3 milliards d’euros.
Propos recueillis par Jean-Victor Semeraro