Bayrou sur le départ, l'impasse budgétaire demeure
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Tout en martelant son message budgétaire - la nécessité d'économiser 44 milliards d'euros en 2026 - François Bayrou a dénoncé ce dimanche l'attitude des partis
Abdul Saboor
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Tout en martelant son message budgétaire - la nécessité d'économiser 44 milliards d'euros en 2026 - François Bayrou a dénoncé ce dimanche l'attitude des partis
Abdul Saboor
Le compte à rebours est enclenché : lundi à 15 heures, François Bayrou engagera la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale. Vers 19 heures, le verdict tombera. Et sauf retournement improbable, il sera renversé par la convergence des oppositions de gauche et d'extrême droite.
Dimanche, dans son ultime entretien sur Brut, le Premier ministre s'est montré fataliste. « Il y a pire dans la vie que d'être à la tête d'un gouvernement et que ce gouvernement soit renversé ». Après moins de neuf mois à Matignon, il estime avoir tenu « déjà pas mal », même s'il regrette de ne pas avoir mené « une grande réforme pour l'Éducation nationale ».
Tout en martelant son message budgétaire - la nécessité d'économiser 44 milliards d'euros en 2026 - il a dénoncé l'attitude des partis : « Voilà des formations politiques qui non seulement ne sont d'accord sur rien, mais bien pire que cela, sont en guerre civile ouverte les unes avec les autres (...) Et elles se mettent ensemble pour abattre le gouvernement ».
Dès lundi soir, la balle sera dans le camp d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État cherche un profil capable de rétablir une majorité et d'incarner une trajectoire budgétaire crédible. Peu croient qu'il choisira le socialiste Olivier Faure, pourtant candidat déclaré : « Pas question de former un gouvernement commun » avec les macronistes, a-t-il répété dimanche sur France 3. « Je veux un gouvernement de gauche, de cohabitation ».
Un discours soutenu par François Hollande et Patrick Kanner, mais rejeté par Jean-Luc Mélenchon. Le leader de LFI dénonce « la grande tambouille » d'alliances improvisées et prévient : « Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer ». Son objectif : précipiter une présidentielle anticipée via une motion de destitution.
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À Hénin-Beaumont, dimanche, Marine Le Pen a pour sa part insisté sur la nécessité de dissoudre l'Assemblée pour ouvrir la voie à une majorité absolue du RN. « Aucun d'entre nous n'acceptera de jouer les figurants d'un petit théâtre parlementaire », a-t-elle martelé, tout en reconnaissant que son inéligibilité actuelle, contestée en appel, pourrait l'empêcher de se représenter.
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Au-delà de la bataille politique, la crédibilité budgétaire du pays se joue. Les agences de notation surveillent déjà la trajectoire française et pourraient sanctionner toute instabilité prolongée. Mercredi, le mouvement « Bloquons tout » testera la rue, avant une mobilisation syndicale plus large le 18 septembre.
(Avec AFP)
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