Qui est Masayoshi Son, deuxième fortune du Japon et star mondiale de la finance ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Masayoshi Son est la deuxième fortune mondiale du Japon.
LTD/Kim Kyung-Hoon/Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Masayoshi Son est la deuxième fortune mondiale du Japon.
LTD/Kim Kyung-Hoon/Reuters
Inconnu du grand public en France mais habitué de la Maison-Blanche, des sommets de Davos et proche des grands acteurs de la Silicon Valley, le fondateur de SoftBank – un conglomérat géant, présent dans les télécoms, la tech et l’IA, qui gère un portefeuille de 180 milliards de dollars – s’est imposé comme une star mondiale de la finance et du capital-risque.
Né dans une banlieue pauvre de l’île japonaise de Kyushu, au sein d’une famille coréo-japonaise et fils d’un père entrepreneur, Masayoshi Son, 68 ans, a traversé tous les séismes technologiques des cinquante dernières années, de l’invention du PC à l’avènement de l’intelligence artificielle. Avec des réussites météoriques et quelques échecs tout aussi spectaculaires.
Ce patron atypique, connu pour épuiser ses potentiels successeurs, a quitté le Japon à 16 ans pour étudier en Californie l’informatique et l’électronique, avant d’y revenir pour lancer une entreprise de distribution de logiciels. Puis de perdre une énorme partie de sa fortune naissante dans l’explosion de la bulle Internet, au début des années 2000. « Masa », comme on le surnomme, l’a reconstruite à plusieurs reprises depuis, pour se classer aujourd’hui au 36e rang des grandes fortunes mondiales – et au 2e au Japon –, avec un patrimoine de 25 milliards de dollars.
Cet investisseur très présent aux États-Unis, familier de Donald Trump, est réputé pour sa ténacité : il a longtemps harcelé Steve Jobs pour obtenir du créateur d’Apple l’exclusivité de l’iPhone au Japon en 2005. Un coup magistral qui a imposé SoftBank sur la scène mondiale des télécoms, avant son rachat de l’opérateur américain Sprint. Son succès le plus éclatant reste toutefois Alibaba : un investissement initial de 100 millions de dollars dans le site fondé par Jack Ma lui a rapporté 120 milliards. À l’inverse, son pari sur la start-up WeWork (créée en 2010, avant de faire faillite en 2023) lui a coûté près de 12 milliards de dollars.