L'accord entre la maire sortante Johanna Rolland et le candidat LFI William Aucant a été pointée du doigt par le candidat de la droite Foulques Chombart de Lauwe qui parle de « l'alliance de la honte ».
L’affrontement entre la maire PS Johanna Rolland et son adversaire LR Foulques Chombart de Lauwe a atteint son paroxysme pendant l’entre deux-tours. Dimanche 15 mars, moins de 1 800 voix ont séparé la maire sortante (35,2 %) du candidat LR-centre (33,8 %). Depuis, l’accord « technique » conclu entre Johanna Rolland, numéro deux d’Olivier Faure, et le candidat LFI William Aucant, crédité de 11,2 %, a créé une onde de choc dans son propre camp.
Son premier adjoint Bassem Asseh a claqué la porte tandis que le Parti radical de gauche s’est également retiré de la coalition. Une séquence qui a profondément brouillé les repères habituels de la gauche nantaise.
Dans ce climat tendu, l’ancien maire Jean-Marc Ayrault a ainsi invité les Nantais à voter pour Johanna Rolland ce 22 mars. Pour lui, il faut battre la droite nantaise qui « n’a pas changé », écrit-il sur X, sans commenter pour autant l’accord conclu avec La France insoumise. Une prise de position symbolique dans une ville qu’il a dirigée pendant plus de 20 ans et où l’incertitude n’a jamais semblé aussi forte.
Pour que « Nantes reste à gauche »
Face à la maire sortante, Foulques Chombart de Lauwe martèle que cet accord constitue « l’alliance de la honte ». Le candidat de droite, renforcé par une notoriété en hausse depuis plusieurs mois, voit dans ce duel la meilleure chance depuis longtemps de faire basculer un bastion socialiste depuis 1989. Porté par des thèmes sécuritaires qu’il place au cœur de sa campagne, il sillonne les marchés et les rues en soulignant ce qu’il présente comme les renoncements de la majorité sortante.
Dans ce climat inflammable, deux rendez-vous télévisés ont rythmé la semaine et contribué à tendre davantage une campagne déjà sous haute pression. Le premier, organisé mardi soir par Télénantes avec Presse Océan et Ouest-France, a mis en scène un face-à-face particulièrement vif. Les deux finalistes y ont défendu leurs stratégies respectives de rassemblement tout en tentant d’incarner la stabilité dans une ville fracturée par l’accord PS-LFI.
Newsletter
La Tribune Dimanche
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.