Ce sera le point chaud de l’ouest. Jamais depuis l’élection de Jean-Marc Ayrault en 1989, la gauche n’a pas paru aussi vulnérable. Le 21 novembre, la maire sortante et candidate socialiste Johanna Rolland a organisé son premier meeting de campagne avec ses alliés, briguant un troisième mandat et lancé sa campagne très tôt.
Face à elle, Sarah El Haïry représentait la menace la plus sérieuse. L’ancienne ministre Modem a finalement retiré sa candidature avant d’officialiser son ralliement au candidat LR, Foulques Chombart de Lauwe qui sera tête de liste. Le binôme ainsi constitué s’est entouré de deux autres signatures : Valérie Oppelt (Renaissance), candidate ayant recueilli 12,71 % des suffrages en 2020, et Guillaume Richard (Horizons). De quoi rendre la bataille plus crédible face à la gauche. « La victoire devient possible au sein d’une coalition forte », écrivent le candidat et l’ex-ministre dans un communiqué commun.
Les deux forces politiques d’opposition partent donc unies pour multiplier leurs chances de victoire et tenter de récupérer la ville pilotée par la gauche depuis 1989. Ensemble, la droite et le centre portent une ambition commune : « faire rayonner Nantes économiquement et culturellement, remettre de l’ordre dans la rue et dans les comptes et créer la ville où il fait bon vivre ». Pour l’heure, les représentants de l’opposition n’ont pas encore détaillé publiquement leur programme complet.