Municipales 2026 : à Bourges, la droite et le centre rêvent de revanche

Philippe Mercier, candidat de la droite et le centre.
LTD/DR

Philippe Mercier, candidat de la droite et le centre.
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Faire l’union pour reprendre Bourges à la gauche. Philippe Mercier (divers droite), avocat associé du cabinet Gérigny, y pensait tous les matins en se rasant depuis la défaite de son camp en mars 2020. C’est chose faite depuis le 26 janvier dernier, avec la liste qu’il conduit, soutenue par Les Républicains, Horizons, Renaissance et le MoDem.
Il y a six ans, Pascal Blanc, l’ancien maire (Parti radical) de la ville, dont Philippe Mercier était le premier adjoint, avait au contraire été confrontée au premier tour à la concurrence d’une autre liste conduite par Alexandre Mousny, le patron local des Républicains. Résultat, une victoire sans appel pour Yann Galut. Le champion de la gauche unie à l’époque avait été élu maire avec près de 55% des suffrages exprimés. Aux affaires depuis 1995, après avoir ravi la cité de Jacques Coeur au parti communiste, le camp libéral achevait ainsi par une défaite cuisante un cycle d’un quart de siècle de succès ininterrompus.
« La donne, désormais expurgée des conflits de personnes, a changé en 2026. Notre liste est composée de Berruyères et de Berruyers ayant pour seul objectif de relancer le rayonnement de Bourges, se félicite Philippe Mercier. A cet égard, nous comptons bien démontrer, grâce à de nouvelles propositions, que le bilan de l’équipe municipale actuelle reste très perfectible ».
Le lancement début décembre 2025 d’une liste de la France insoumise conduite par Marion Récher, conseillère municipale désormais en rupture de ban avec la majorité municipale, apporte ainsi de l’eau au moulin de Philippe Mercier. Si l’union a changé de camp en un mandat, c’est surtout sur la forme et le fond que l’avocat compte batailler. Et gagner le 22 mars prochain.
« Avant d’évaluer son bilan, force est de constater que le maire sortant pratique une communication auto-centrée sur lui-même lorsque sont évoqués les principaux chantiers menés depuis six ans, constate Philippe Mercier. La labellisation de Bourges en tant que capitale européenne de la culture en 2028 en est un exemple frappant. Elle illustre par ailleurs le manque de vision de la municipalité. Une fois le l’événement passé, quel héritage lèguera-t-on aux générations futures ? ».
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L’opposant, qui met au contraire en avant « une équipe ouverte et multi-partisane dont il fait partie », n’est pas moins tendre avec Yann Galut concernant l’autre dossier phare de sa mandature. Il s’agit du réaménagement du parking Cujas et de la place éponyme situés dans l’hyper-centre.
« Après trois années de travaux qui ont complètement déstabilisé le centre-ville, le chantier a accouché d’une nouvelle place toujours minérale et non végétale comme évoqué au départ, déplore Philippe Mercier. Quant à la gratuité des bus, autre promesse de la campagne de la gauche en 2020, non seulement elle n’a pas réduit le trafic automobile mais encore elle a pesé toujours plus sur les entreprises berruyères. Leur versement mobilité a ainsi grimpé au niveau le plus élevé, soit 2% de la masse salariale ».
Autant de critiques auxquelles font écho les huit propositions pour Bourges de la droite et du centre. Parmi ces dernières, figurent notamment la hausse de la sécurité et de la tranquillité publiques, l’amélioration de l’accès aux soins médicaux et le développement de l’attractivité économique.
Contacté par La Tribune Dimanche, le maire de Bourges Yann Galut n’a pas pu être joint pour les évaluer.