C'est une spécificité française : les employeurs publics et privés d'au moins 11 salariés contribuent au financement des transports publics urbains à hauteur de 52 %, suivis par les collectivités pour 31 % et les usagers à 15 %. « Une des plus faibles participations en Europe où les passagers participent à hauteur de 50 % en moyenne », a pointé, mardi matin en conférence de presse, Thierry Mallet, le patron de Transdev, et, à ce titre, président de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTPF).
Cette fédération, qui porte la voix des opérateurs de transports, vient de publier un manifeste intitulé « Elections municipales 2026 : 8 propositions pour répondre aux attentes des citoyens en matière de mobilité ». La 4è est explicite : l'UTPF appelle les élus locaux à « utiliser le levier tarifaire pour financer le choc d'offre ». « Il est juste que les voyageurs, au même titre que les autres contributeurs, prennent part à l'effort de financement du choc d'offres », est-il ainsi écrit noir sur blanc dans ce livret.
Hasard du calendrier : le projet de loi-cadre relatif au développement des transports est présenté, ce mercredi, en Conseil des ministres. Il prévoit l'indexation automatique des transports en commun sur l'inflation, « dont l'indice des prix [sera] défini dans des conditions précisées par arrêté du ministre chargé des transports ».