À Cholet, l’élection municipale s’annonce comme l’une des plus scrutées de l’Ouest tant la ville a été marquée, ces dernières années, par une vie politique mouvementée. L’actuel maire Gilles Bourdouleix (divers droite), condamné, ne renonce pas à un sixième mandat.Direction Cholet (Maine-et-Loire) où la campagne s’est ouverte dans un climat particulier : celui d’une ville qui cherche à concilier son dynamisme économique, porté par l’industrie textile, la logistique et un tissu de PME solide, avec des attentes croissantes en matière de services publics, de transition écologique et de participation citoyenne. Les candidats multiplient les réunions publiques et les rencontres de terrain, conscients que le rapport direct avec les habitants reste décisif dans une commune où l’ancrage local joue un rôle central.
D’autant que ces derniers mois, la vie municipale choletaise a été rythmée par plusieurs affaires judiciaires notamment la gestion des indemnités des élus, conduisant le tribunal administratif de Nantes à annuler une délibération clé et à exiger le remboursement de sommes importantes par certains responsables.
Une ville également marquée par la récente condamnation du maire sortant Gilles Bourdouleix (divers droite) dans l’affaire du feu d’artifice mortel du 14 juillet 2022. Pas de quoi freiner les ardeurs politiques de l’édile âgé de 65 ans qui a annoncé, le 16 janvier, briguer un nouveau mandat, le sixième.
À moins d’un mois du premier tour des municipales, Cholet se prépare donc à un scrutin animé. Alors qu’en 2020, seules trois listes avaient franchi le seuil significatif des 15 % au premier tour, le paysage 2026 s’annonce plus éclaté. Si quatre listes sont aujourd’hui officiellement déclarées, d’autres pourraient encore entrer en lice pour tenter de bousculer le maire sortant, après 31 ans de domination de Gilles Bourdouleix élu pour la première fois en 1995.