Élu en 2020, Pierre Hurmic fait face, dans un scrutin très ouvert, à l’ancien ministre Thomas Cazenave et à l’économiste Philippe Dessertine.Une rupture historique. Quand Pierre Hurmic remporte la mairie de Bordeaux en 2020, il met fin à soixante-treize ans de règne de la droite. Élu presque par surprise, l’Écologiste l’a emporté de justesse (46,5 %) face à Nicolas Florian (44,1 %). Entré en campagne tardivement à la tête d’une union des Verts, du PS, du PCF et de Génération(s), Pierre Hurmic sera-t-il en mesure de transformer l’essai ?
À une semaine du premier tour, l’issue reste très indécise et Thomas Cazenave, son principal adversaire, est bien décidé à déloger le maire sortant. Le député macroniste et ancien ministre des Comptes publics mène campagne depuis le printemps dernier. Mais le rapprochement avec les juppéistes a été laborieux, pour aboutir fin décembre à une union forcée mais indispensable entre Renaissance, LR, le MoDem, UDI, Horizons et le Parti radical.
De quoi laisser les coudées franches à l’universitaire Philippe Dessertine. L’économiste habitué des plateaux de télévision joue le rôle d’électron libre sans étiquette et vient bousculer l’électorat de centre droit. Un sondage publié par Sud Ouest le 25 février donne Pierre Hurmic à 33 %, devant Thomas Cazenave (25 %), Philippe Dessertine (15 %) et la liste LFI de Nordine Raymond (12 %). De son côté, élu au conseil municipal en 2020, l’ancien candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou rempile. Mais sur fond de division, sa liste anticapitaliste n’est créditée que de 5 %. À l’extrême droite, le RN mené par Julie Rechagneux n’est donné qu’à 7 %, devançant Reconquête (2 %).