BAROMÈTRE EXCLUSIF. Emmanuel Macron bénéficie d’un petit « effet drapeau »

Emmanuel Macron, qui prend 2 points et s’installe à 22% d’avis favorables
LTD/LUDOVIC MARIN/Pool via REUTERS

Emmanuel Macron, qui prend 2 points et s’installe à 22% d’avis favorables
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La montée est assez spectaculaire. Parmi les sujets de préoccupation des Français évalués par Ipsos BVA et l’école d’ingénieurs Cesi dans leur baromètre mensuel pour La Tribune Dimanche, les crises internationales ont grimpé de 10 points par rapport à février. Elles arrivent donc en troisième position (33% des sondés les placent parmi leurs trois principales sources d’inquiétude) derrière l’avenir du système social de la France (39%) et le pouvoir d’achat (46%). C’est la conséquence du déclenchement par Benjamin Netanyahu et Donald Trump d’un conflit armé avec l’Iran, dont les répercussions sont ressenties à l’échelle mondiale.
L’angoisse que suscite cette nouvelle crise est surtout présente au sein des électorats socialiste (47%) et du bloc central (58%). Cela explique sans doute la (très) modeste hausse mesurée – et essentiellement alimentée par les sympathisants Renaissance, MoDem et Horizons – dans la cote de popularité d’Emmanuel Macron, qui prend 2 points et s’installe à 22% d’avis favorables.
« On est peut-être face à un “mini” effet drapeau pour le chef de l’État, dont la ligne prudente sur la crise au Moyen-Orient semble plutôt appréciée jusqu’ici », analyse Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA. A contrario, Sébastien Lecornu pâtit des enjeux hexagonaux, à commencer par l’effet de la guerre sur les prix du carburant, et voit sa (déjà fragile) popularité refluer.

Dans le paysage politique, la plupart des présidentiables voient augmenter leur taux de mécontents mais restent assez stables. Le seul dont la cote baisse de façon inquiétante est Édouard Philippe, qui est passé de 23 % à 20 % de Français satisfaits à l’idée de le voir accéder à l’Elysée.
Il s’effrite en particulier chez les sympathisants des Républicains, dont le chef de parti, Bruno Retailleau, est désormais officiellement candidat à l’élection présidentielle. Dernier élément mesuré : les émotions charriées par la perspective de victoire en 2027 du Rassemblement national ou de La France insoumise. Si Jean-Luc Mélenchon suscite les plus hauts taux de peur (37%), d’inquiétude (36%) et de honte (34%), ces sentiments négatifs sont également accolés à Marine Le Pen (29% d’inquiétude) et à Jordan Bardella (27%).
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