• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimanchePolitique

François Hollande : « Il y a, de la part de Jean-Luc Mélenchon, une forme de suicide politique »

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Par Guillaume Durand, journaliste

Publié le 22 février 2026 à 05:45

François Hollande, le 6 janvier à Clermont-Ferrand.

François Hollande, le 6 janvier à Clermont-Ferrand.

LTD/REUTERS/Abdul Saboor

La Tribune Dimanche

N143 ● 28 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 2

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 3

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

  • 4

    Boris Cyrulnik : « Jamais je n'aurais imaginé revivre ce cauchemar »

  • 5

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 6

    L’État face au mur climatique. L’édito de Bruno Jeudy

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Chaque mois, notre chroniqueur Guillaume Durand plante sa plume dans le cœur des politiques. Cette semaine, il a échangé avec l'ancien président François Hollande.

Dès l’entrée, j’ai joué les James Bond, en espionnant dans le salon d’attente les objets déposés : un livre sur Picasso, une affiche de campagne de François Mitterrand, une photo de l’impétrant mince comme un fil, sentant la victoire arriver à Tulle en mars 2011. Puis, sur un même montage, il sourit sur le perron de l’Élysée. Ce sourire, si souvent moqué, est finalement son arme absolue.

La porte gicle. Le bureau de François Hollande, c’est luxe, calme, volupté et gigantesque bordel. Des montagnes de dossiers, des livres partout, une maquette du Concorde, des casques de gardes républicains, une photo de Jaurès, un tableau d’Aristide Briand.

A LIRE AUSSI

La chronique de Guillaume Durand. Vingt-quatre heures avec Laurent Nuñez

Le septième président de la Ve République me taxe d’un « Bonjour, Guillaume » chaleureux. Costume sombre. Le matin même, il était chez Apolline de Malherbe sur BFM pour expliquer que les alliances avec LFI, c’était terminé, depuis le meurtre de Quentin Deranque. Définitivement ? Hollande connaît tellement bien Mélenchon, depuis des années : « Il y a de sa part une forme de suicide politique. Quand il fait sa conférence de presse, qu’il défend encore la Jeune Garde, qu’il revendique la confrontation, il se prive de toute capacité de représenter une gauche alternative. Il n’a pas réussi à tuer la social-démocratie, elle a survécu et va se reconstruire. Ce qui vient de se passer est un tournant et une tragédie cynique. »

Sa relation avec LFI définitivement terminée

Le processus judiciaire pourrait-il l’amener à être convoqué par les tribunaux ? « Ce n’est pas lui qui a du sang sur les mains. Sa faute est double : avoir entretenu depuis des années un climat de brutalité, de disqualification, de dénonciation, notamment d’une partie de la gauche, et avoir monté assez récemment une organisation en lien avec des groupes qui, dans la vie politique française, sont des ultras, sous couvert d’antifascisme. »

Mais quel est son pari depuis ces dernières années ? « Faire qu’il n’y ait plus que l’extrême droite et lui. Non seulement le pari est perdu, mais il a offert à l’extrême droite la possibilité de se démarquer de ses origines, de ses oripeaux identitaires. Ce que fait Marine Le Pen et encore davantage Bardella, en prétendant qu’ils n’ont plus rien à voir avec des mouvements extrémistes. Pendant que lui inventait un groupe qui allait être dans le combat de rue ou le combat physique. Car la Jeune Garde existe depuis peu de temps. Il a offert à l’extrême droite le brevet de respectabilité dont lui finalement se privait. Il est en train de perdre le peu de crédit républicain qu’il lui restait. »

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

A LIRE AUSSI

Le vrai plan Borloo. La chronique de Guillaume Durand

Les proches de F.H., anciens ministres, sont formels : François ne pense qu’à une seule chose, revenir ! « Monsieur le président, prendriez-vous les lecteurs de La Tribune Dimanche pour des abrutis » ?

François Hollande en lice pour 2027 ?

François Hollande a toujours accepté une forme d’irrespect, comme Nicolas Sarkozy. C’est leur génération. « Je suis libre, réplique-t-il. Je n’ai pas de revanche à prendre, et, contrairement à ce que vous me dites, je ne suis pas un obsessionnel du retour. Je suis dans une seule disposition d’esprit, celle de prendre l’état du pays avec suffisamment de gravité pour ne pas m’ajouter aux autres, parce que, vous avez raison, la liste des candidats devient ridicule [actuellement, une vingtaine au minimum]. C’est aux Français de dire qui est le meilleur. Ce peut être une personnalité qui apporte un renouvellement : Raphaël Glucksmann, ou Bernard Cazeneuve, qui apporte une grande expérience. »

À gauche, l’idée d’une primaire est de nouveau sur la table. « Je ne suis pas du tout favorable à cette primaire ! En 2011, nous nous sommes affrontés avec Martine Aubry et Manuel Valls, mais les différences étaient minimes. Aujourd’hui, je ne veux pas d’une primaire avec des personnalités que je respecte mais qui sont sur une ligne qui n’est pas celle de la gauche réformiste : François Ruffin, Clémentine Autain et Marine Tondelier. En outre, ils n’arrivent pas vraiment à se détacher de Mélenchon. En 2027, il faudra voter utile dès le premier tour pour battre le RN et accéder à la présidence. Le centre droit – avec Édouard Philippe et ses concurrents – a la même problématique. »

A LIRE AUSSI

La chronique de Guillaume Durand. Une exécution et une ascension

Je lui fais remarquer que le parti socialiste, sous la houlette d’Olivier Faure, a quand même joué récemment avec Jean-Luc Mélenchon le jeu de la Nupes et du Nouveau Front populaire. Et on ne l’a pas entendu hurler à la mésalliance. « J’ai refusé la Nupes et je n’ai accepté le Nouveau Front populaire après la dissolution que comme barrage contre l’extrême droite. Elle était fondée sur le rejet de toute brutalisation, or c’est là-dessus que LFI a fait voler en éclats cet accord, et notre division sur le vote de censure a acté la fin du NFP. »

« Aucune relation » avec Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron vient de faire un voyage en Inde. La situation en France est extrêmement tendue. Je l’interroge sur leurs relations. « Nous n’avons aucune relation. Ce n’est pas du tout de mon fait. Il aurait été naturel que j’aide un ancien collaborateur. Je pense que chaque président essaye de rompre avec son prédécesseur. Il a d’avantage noué avec Nicolas Sarkozy qu’avec moi. »

Quelle est la responsabilité d’Emmanuel Macron président dans la situation actuelle ? « Je pense que le désordre actuel est lié au tout début de sa présidence. Avoir pensé qu’on pouvait faire de la politique sans les grands partis est absurde. Aujourd’hui, c’est un champ de ruines. Même le sien n’a aucune consistance. En dix ans, les forces les plus démocratiques se sont effondrées au profit de l’extrême droite, et, à un moment, de la gauche radicale. En 2022, il n’y a pas eu de campagne, mais, dès 2018, le mouvement des Gilets jaunes, parfois violent sur les Champs-Élysées, a montré un État totalement déstabilisé. Ce pouvoir n’avait qu’un an. Il ne s’est rétabli que pour la crise du Covid. Toutefois, je reconnais à Emmanuel Macron un travail inlassable pour faire exister l’Europe. »

Il ne pense pas la victoire du RN certaine. « Parce que même quand on fait 35-40 % au premier tour, on ne fait pas forcément 51 au second, insiste-t-il. Parce que l’extrême droite ici est en face d’un monde, celui de Donald Trump, de Poutine et de la Chine, qui est totalement hostile aux intérêts même de la France et de l’Europe. Il y a une contradiction fondamentale avec leur nationalisme affiché. Quel est l’intérêt de donner notre pays à un complice de sa destruction ? Le désintérêt pour l’Europe avait déjà commencé avec Obama. Mais le style et l’orientation politique étaient radicalement différents, et la volonté de prédation inexistante. »

Pour François Hollande, « l’extrême droite n’a pas changé »

Le psychosociologue suisse Jean Piaget (1896-1980) a divisé l’humanité en deux catégories : ceux qui répondent à un ordre géométrique (les bureaux vides avec un simple ordinateur) et ceux qui obéissent à un ordre vital, un désordre vivant qui leur est profondément nécessaire. Mais cet ordre vital qui caractérise F.H. a généré un manque d’autorité lorsqu’il était à l’Élysée, aux prises avec des frondeurs qu’il aurait peut-être dû virer, fût-ce complexe. Cette critique a une limite puisqu’avec Valls, Cazeneuve et déjà Laurent Nuñez il a affronté avec dignité la terrible période des attentats qui a bouleversé son quinquennat et notre pays.

Il est même le seul président à avoir concédé qu’il avait ordonné aux services spéciaux d’exécuter des commanditaires. « Dans une démocratie, il faut accepter de se salir les mains et que ça prendra du temps, expose-t-il. Il faut entendre la radicalité d’une jeunesse qui ne voit plus la nécessité de l’élection. Il faut percevoir la réalité de vos adversaires. Marine Le Pen a accédé avec le temps et la disparition de son père à une certaine forme de sérénité. Mais, quand on examine l’entourage et la composition du groupe parlementaire, il n’y a aucun doute à avoir. L’extrême droite n’a pas changé. »

Le protectionnisme du RN, sa phobie de l’immigration, y compris de travail, et sa fuite en avant budgétaire sont totalement contraires aux intérêts de l’économie française.
François Hollande, président de la République de 2012 à 2017

D’une manière plus ou moins discrète, une partie du patronat se rapproche du RN car il supporte de moins en moins la folie des socialistes en matière de fiscalité (F.H. envisagea lors de la campagne de 2012, une taxe à 75 % pour contenir la remontée de Mélenchon). « Le patronat est souvent prêt à aller vers celui qu’il croit être le vainqueur, pensant que cette configuration pourrait servir ses intérêts. Mais le protectionnisme du RN, sa phobie de l’immigration, y compris de travail, et sa fuite en avant budgétaire sont totalement contraires aux intérêts de l’économie française. J’ai tiré les leçons de 2012. Aujourd’hui, nous ferions différemment, en réduisant la dette et en équilibrant les efforts demandés aux plus fortunés, mais en les distinguant de leurs entreprises. Elle n’a pas à être forcément volumineuse. Contrairement à ce qu’on imagine, c’est souvent la droite qui augmente les impôts des entreprises. »

Notre conversation a duré quarante-huit minutes. François Hollande n’est pas l’homme des rêveries. Dans les mois qui précèdent 2027, son expérience jouera. Mais, derrière le sourire, il sait que son échec final (ne pas avoir pu se représenter) peut le reléguer dans les limbes de la République. Lui qui a commencé à rêver de l’Élysée à l’adolescence en regardant L’Heure de vérité à la télévision. « Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout », écrivit Milan Kundera, dans L’Insoutenable légèreté de l’être. Quelle serait cette deuxième vie de François Hollande ?

Par Guillaume Durand, journaliste

Sur le même sujet

Le Stade Toulousain remporte son quatrième titre de champion de France.
Sports

Rugby : l'indétrônable Toulouse conserve son titre de champion de France face à Montpellier (28-20)
Premium

L'Isère a été placée en vigilance orange canicule par Météo-France dès vendredi 19 juin à midi.
Opinions

L’État face au mur climatique. L’édito de Bruno Jeudy

Driss Aït Youssef, docteur en droit public
Opinions

OPINION. « La rupture éducative puis affective, antichambre de la délinquance », par Driss Aït Youssef, docteur en droit public

Charles Wolf, directeur général de Sanofi France.
Dimanche Éco

Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »
Premium

Raphael Glucksmann et Francois Hollande, le 27 juin, au Mans (Sarthe).
Politique

« Il y a peut-être un coup à jouer » : François Hollande, un pari pour 2027 et des doutes
Premium

Gabriel Attal, à Paris, le 30 mai 2026.
Politique

« Ils veulent briser le pays »: Gabriel Attal lance son offensive contre « le pacte nationalo-Insoumis »
Premium

Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle de 2027, se présente comme une alternative au « risque » d'un « affrontement entre les extrêmes »
Opinions

OPINION. « Desserrer la tenaille RN-LFI », par Gabriel Attal ancien Premier ministre

L'organisation des Jeux des Alpes 2030 a fait couler beaucoup d'encre.
Sports

« Le vrai sujet, c'est de réussir des Jeux marquants », Alpes 2030 : le nouvel avertissement des régions
Premium