Jordan Bardella, déjà en campagne à Agde
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jordan Bardella était en déplacement à Agde ce samedi 7 février pour apporter son soutien à Aurélien Lopez-Liguori, député RN qui brigue la mairie.
LTD/AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jordan Bardella était en déplacement à Agde ce samedi 7 février pour apporter son soutien à Aurélien Lopez-Liguori, député RN qui brigue la mairie.
LTD/AFP
Difficile de ne pas se projeter. Au marché du cap d’Agde, samedi matin, Jordan Bardella est à peine arrivé sur place qu’une impressionnante foule a fondu vers lui pour l’acclamer, lui accolant le titre de « pré-si-dent ». De la République, s’entend. Celui qui ne l’est encore « que » du Rassemblement national a l’habitude de ces cohues survoltées où la politique se résume à des remerciements, des selfies et des dédicaces de ses ouvrages.
Pour parcourir 100 mètres, il nous a fallu trois quarts d’heure, comme à lui et à son imposant service de sécurité. Officiellement, le leader national-populiste est venu soutenir Aurélien Lopez-Liguori, député RN qui brigue la mairie d’Agde, avant d’aller dans l’Aude rendre visite à Christophe Barthès, tête de liste du parti à la flamme à Carcassonne.
Il s’agit des premiers déplacements officiels de Jordan Bardella dans le cadre de la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars. Jusqu’alors, il se cantonnait à la tournée de promotion de son deuxième livre, Ce que veulent les Français (Fayard), et à ses multiples rencontres, plus ou moins secrètes, dans les hautes sphères économiques et industriels. En parallèle, sa mentor Marine Le Pen, toujours candidate naturelle – là aussi, officiellement – du RN à l’Élysée, a été d’astreinte au prétoire. Face aux magistrats de la cour d’appel, elle doit se battre encore quelques jours pour sa survie politique.
Cet apparent décalage entre les priorités du binôme d’extrême droite n’a plus rien d’inédit, mais le temps passe. Et les réquisitions prises mardi par le parquet général dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national n’augurent rien de bon pour la fille de Jean-Marie Le Pen. « Dans sa tête, Bardella sait qu’il sera candidat en 2027 », confie un pilier du dispositif de l’eurodéputé.