Paris-Marseille, l’axe des incertitudes. La chronique politique de Caroline Vigoureux

La chronique de Caroline Vigoureux.
LTD/DR

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Ce sont les deux plus grosses villes de France et les plus grandes incertitudes pour les élections municipales de 2026. À Paris comme à Marseille, les successions d’Anne Hidalgo et Benoît Payan sont totalement ouvertes. Dans la capitale, l’accord que viennent tout juste de sceller les candidats socialiste et écologiste, Emmanuel Grégoire et David Belliard, bouscule le jeu.
L’étude Ipsos BVA pour Le Parisien, publiée dimanche, montre que leur liste passerait en tête au premier tour, avec 32% des intentions de vote, devant celle de Rachida Dati (27%) qui faisait jusqu’alors la course en tête face à une gauche morcelée. Dans ce face à face, que restera-t-il des candidatures de l’insoumise Sophia Chikirou (donnée entre 12 et 13%) et de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par le bloc central (donné entre 13 et 14%) ? Cela pourrait donner lieu à une quadrangulaire au second tour, puisqu’il faut obtenir au moins 10% des voix au premier pour y concourir.
C’est le point commun avec Marseille. La cité phocéenne pourrait aussi envoyer quatre candidats au second tour du scrutin, comme le montre le sondage Ifop pour La Provence publié le 5 décembre. Le maire de la ville Benoît Payan, à la tête de la coalition de gauche du Printemps républicain, arriverait en tête au premier tour, avec 30% des intentions de vote, suivi de près par le candidat RN Franck Alisio (27%) et par la candidate des Républicains et du bloc central Martine Vassal (26%). Avec un score estimé à 15%, le député LFI Sébastien Delogu serait aussi en position de se maintenir.
Le sulfureux mélenchoniste se retirera-t-il au profit de Benoît Payan? Ou maintiendra-t-il sa candidature pour éviter que la ville ne tombe dans les mains du RN? Lui refuse d’envisager cette hypothèse.
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Comme Lyon, Paris et Marseille expérimenteront cette année les nouvelles règles du scrutin, après la loi adoptée en août dernier, qui permet au maire d’être élu directement et non plus par les conseillers d'arrondissement. Dans la capitale des Gaules en revanche, il semble y avoir peu de suspense. L’ancien président de l’OL, soutenu par la macronie et la droite, Jean-Michel Aulas, plie à ce stade le match avec le maire sortant, Grégory Doucet, donné largement en tête dans toutes les enquêtes d’opinion. « On était tellement haut en 2020 que ça va être compliqué de faire mieux », estime un écologiste lyonnais, qui espère encore que les trois mois à venir permettront d’inverser le cours des choses.
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