Conformément aux tendances données par les différents sondages et donc quasi sans surprise, le maire sortant DVG, Benoît Payan et le RN Franck Allisio ont émergé en tête. Suivis par Martine Vassal, DVD et le LFI Sébastien Delogu, deux candidats qui détiennent, malgré eux, les clés du scrutin.
On savait la deuxième ville de France extrêmement scrutée. Elle n’a pas déçu. Si l’interrogation tenait plus dans l’identité de celui qui arriverait en tête, entre Benoît Payan et Franck Allisio, seuls 2,5 points les séparent au soir du premier tour. Le virage en tête du maire sortant, à 36,80 %, ne surprend pas vraiment, même si lors de ces dernières semaines, l’avance prise dans les sondages se rétrécissait au profit de son principal challenger, Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national, donné lui aussi favori.
La surprise vient davantage des scores obtenus par Martine Vassal et Sébastien Delogu. La candidate divers droite décroche 12,70 % des voix alors que le candidat La France Insoumise la talonne, à 12,40 %.
La droite persiste, Delogu tend la main
Une situation très inconfortable pour celle qui est présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et qui a déjà fait dire, par son entourage, quelques minutes avant les résultats du premier tour, qu’aucun accord, «ni à gauche, ni à droite», ne serait passé avant le second tour. «Il n’y aura pas de fusion au second tour, les projets de la droite méritent de perdurer», répétait Romain Simmarano, son directeur de campagne et colistier.
La Métropole qui est, par ailleurs, l’autre enjeu de ce scrutin, qui se déroule pour la première fois selon les règles de la nouvelle loi PLM (Paris-Lyon-Marseille).
En revanche, Sébatien Delogu a tenu l’exact discours inverse, tendant – comme il l’a fait à plusieurs reprises ces dernières semaines – la main à Benoît Payan. « J’appelle Benoît Payan à écouter la voix du peuple et à agir en responsabilité », a lancé le candidat de La France Insoumise, appelant à «un front antifasciste pour empêcher le RN» d’accéder à la mairie. Et Sébastien Delogu d’affirmer que «nous serons au second tour, d’une façon ou d’une autre».
Accords et désaccords
Du côté de Franck Allisio, on n’hésite pas à dire que «le souffle du changement et de l’espoir a soufflé comme jamais sur Marseille ». On promet de «remettre de l’ordre là où ils ont laissé déferler l’insécurité», zéro impôt supplémentaire et «une gestion de bon père de famille», afin que «Marseille devienne le nouvel exemple français».
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